Situation des Femmes en Iran

Public

04 septembre 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

AFIF INFOS
Août 2017
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
afifem2001@yahoo.fr


A l’occasion du 29ème triste anniversaire des exécutions massives des prisonniers politiques durant l’été 1988 en Iran, nous rendons hommage aux 30 000 victimes, hommes, femmes et adolescents…

Les forces de sécurité empêchent les filles de faire du vélo à Marivan
Site Web de Kurdpa, 1er août 2017
Les agents de service secret en civil ont confisqué les bicyclettes des filles à Marivan et les ont obligé à s’engager par écrit qu’elles ne conduiront plus de vélo dans cette région.
Auparavant, les forces de sécurité avaient empêché les filles de conduire leurs vélos dans les zones publiques de Marivan. 


Le taux de chômage des femmes est deux fois plus que chez les hommes
Agence de presse officielle ISNA, 1er août 2017
Fahimeh Farahmandpour, chargée des affaires féminines et familiales auprès du ministre de l'Intérieur a déclaré que le taux de chômage des femmes avait augmenté de 10% au cours de la dernière année.
"Ce taux chez les femmes ayant effectué des études supérieures (23%) à est deux fois plus élevé que chez les hommes (11%)", a-t-elle déclaré ajoutant qu’en termes de prise de décisions, les femmes actives sont malheureusement à un niveau inférieur.
Par exemple, dans la province de Guilan où 60% des femmes sont directement impliquées dans le secteur agricole, moins de 15% d'entre elles sont actives dans la réalisation de transactions monétaires ".
"Le nombre des femmes cheffes de familles monoparentales est eux fois plus que des hommes. Mais le point important est que plus de 80% de ces femmes ont 50 ans ou plus », a-t-elle ajouté. Farahmandpour a également déclaré que 45% des femmes ne gagnaient pas de salaire et sont sans ressource.

Les statistiques récentes révèlent que près de 4,5 millions de diplômés universitaires sont au chômage. 

Pas question d’abolir la peine de mort 
Agence de presse officielle Aftab, 1er août 2017
Suite à la discussion au parlement envisageant l'abolition de la peine de mort sur des accusations liées aux drogues, le chef adjoint du Département de lutte contre les stupéfiants a déclaré lors d'une conférence de presse que, "La question de l'abolition de la peine de mort n'est même pas remise en question et une telle loi n'a pas été écrite. Seuls certaines parties de la loi sur la punition ont été modifiées, ce qui n'a pas d'effet important sur les procédures actuelles ». Ali Movayedi a également précisé que le parlement iranien a rejeté l’idée de distribution officielle des drogues le jugeant contre les lois et les conventions internationales.

Iran : Défenseurs des droits humains pris pour cible
Amnesty International, 2 août 2017
Amnesty International dénonce la répression contre les défenseurs des droits de l'Homme en Iran
Les organes de justice et de sécurité en Iran ont lancé une répression virulente contre les défenseurs des droits humains depuis l’accession d’Hassan Rouhani à la présidence en 2013, diabolisant et emprisonnant les militants qui osent se battre pour les droits des citoyens.
« On vient juste de publier un rapport qui met en lumière 45 cas de défenseurs des droits humains qui ont été persécutés par les autorités iraniennes », explique Magdalena Mughrabi, la directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. 
« On a vu une intensification de la répression depuis l’accession d’Hassan Rouhani à la présidence en 2013 où, à cette époque, tout le monde s’attendait en fait à une réforme et à une amélioration de la situation des droits humains » a indiqué Magdalena Mughrabi.
« D’après notre documentation, les autorités judiciaires ainsi que les agents de sécurité continuent à mettre sous surveillance les défenseurs des droits humains. Ils sont souvent poursuivis en justice et puis condamnés à de longues sentences. On voit ici que la situation empire », a-t-elle ajouté

Au moins 50 prisonniers privés de visites familiales
hra-news.org, 2 août 2017
Il n'y a pas de nouvelles sur le sort d'au moins 50 prisonniers politiques dans la prison Rajaï-Shahr qui ont récemment été transférés dans une nouvelle section. Les familles des prisonniers se sont rendues en prison le 2 août dans l'espoir de voir leurs proches, mais on leur a annoncé que les prisonniers avaient été interdits de visites jusqu'à nouvel ordre.

Nouvelles accusations contre une détenue politique
hra-news.org, 2 août 2017
De nouvelles accusations sont portées contre la militante des droits civiques emprisonnée Atena Daemi par le tribunal du juge Moghadassi parce qu'elle avait fait une grève de la faim. Cette nouvelle accusation a été portée après que les chefs de la prison d'Evine et la clinique médicale de la prison ont déposé une plainte contre elle pour avoir «perturbé l'ordre de prison et insulté des agents». Atena avait été emmenée le 26 juillet au tribunal dans la prison d'Evine pour faire face à un interrogateur dénommé Hassani à qui elle a demandé de faire venir un médecin de confiance sur les lieux pour témoigner au sujet de sa santé tandis qu’elle était en grève de la faim.

12 membres d’Erfan Halgheh arrêtés à Ispahan
Agence de presse officielle Tasnim, 3 août 2017
Le Département du Renseignement du Corps de la Garde révolutionnaire d'Ispahan a déclaré dans un communiqué qu’avec les actions décisives du Département…, l'un des principaux dirigeants d'Erfan Halgheh (mysticisme) avec 11 de ses membres ont été arrêtés à Kalan-Shahr à Ispahan et a ajouté qu’ "au cours de cette opération, une grande quantité de documents importants ont été découverts et confisqués". 

Des députés iraniens accusés de selfies «humiliants» avec Mogherini
Al Arabiya, 7 août 2017  
Après avoir été frappés par ce qui semble être "un moment de célébrité", les députés du parlement iranien sont vivement critiqués pour leur comportement «inhabituel» avec Federica Mogherini, la haute diplomate de l'Union européenne, a rapporté dimanche la BBC.
Mogherini a été assaillie par des députés qui l'ont bombardée de demandes de selfies avec elle. 
La BBC a cité le député Alireza Salimi disant que le comportement était une «capitulation devant l'Occident». Mogherini n'a pas publié de déclaration sur la question.

Flagellation publique d’un jeune à Korassan - video
zandaniran /balatarin.com, 8 août 2017
Accusé d’avoir bu de l'alcool, un jeune homme a été flagellé publiquement le 7 août dans la ville de Torbate Heidarieh située dans la province de Khorasan. Le site officiel Apparat a téléchargé une vidéo de cette sinistre scène, trois jours après l'investiture d’Hassan Rohani.

Lettre ouverte des prisonnières politiques d’Evine
women.ncr-iran.org, 9 août 2017
Dans une lettre ouverte de protestation, des prisonnières politiques de la sinistre prison d’Evine en Iran ont exigé la fin des restrictions de contacter leurs parents masculins emprisonnés.  La lettre a été rédigée à la suite du transfert de prisonniers politiques à la prison de Gohardacht à l’ouest de Téhéran, suite auquel, les autorités ont interdit tout contact avec eux. 
Protestant contre ces nouvelles restrictions, les détenues politiques d’Evine ont appelé à la reprise des visites avec leurs maris et leurs frères et la levée de l'interdiction de soins médicaux et de médicaments... 
La lettre a été rédigée et signée par Mahvash Shahriari, Fariba Kamalabadi, Elham Hosseinabadi Farahani, Zahra Zehtabchi, Elham Barmaki, Fatemeh Mossanna, Narguess Mohammadi, Maryam Akbari-Monfared, Golrokh Iraee, Azita Rafizadeh, Nassim Bagheri et Atena Daemi.

Les accusations de 41% des hommes et 25% des femmes en prison sont liées à la drogue
Agence de presse officielle ILNA, 9 août 2017
Le chef de l'Organisation pénitentiaire de l’Iran, Asghar Jahangir, a déclaré lors d'une réunion de la magistrature que 41% des prisonniers en Iran et 25% des prisonnières étaient emprisonnés à la suite de crimes liés à la drogue. Sur l’ensemble de la population carcérale, 23% sont à l’heure actuelle en examen alors que 77% ont été condamnés. Parmi la moitié des accusés, 20% sont condamnés à des peines d'emprisonnement, 9% au paiement des amendes et 12% sont des détenus pour des conflits financiers. 

Aucune femme ministre dans le 2ème gouvernement de Rohani
Le Monde.fr/AFP, 9 août 2017
Trois femmes intègrent le cabinet du président iranien, aucune n’est ministre.
Le signal risque de ne pas être suffisant. Le président iranien, Hassan Rohani, a nommé, mercredi 9 août, deux vice-présidentes et une femme assistante spéciale. Très critiqué la veille pour ne pas avoir désigné de femmes ministres, il s’entoure d’un cabinet élargi comprenant une femme de moins que le cabinet sortant…

Lire également :
Iran - Pas de femmes dans le gouvernement de Rohani
Lyon Capitale, 14 août 2017        Par Alex Taraj
 « Hassan Rohani, le président du régime iranien, a régulièrement essuyé les critiques de l’opposition et des organisations des Droits de l’Homme, surtout dans les médias sociaux, pour ne pas accorder de place aux femmes dans son cabinet, notamment en tant que ministre. Ces critiques avaient même fait tache d’huile à l’intérieur du sérail. Il y a quelques jours, 157 des 290 députés du Majlis (le Parlement), avaient signé une pétition réclamant des femmes au poste de ministre dans le nouveau cabinet Rohani.
"Dans son nouveau cabinet, le président a ignoré d’une façon totalement stupéfiante et incroyable toutes les réclamations pour mettre des femmes au poste de ministre", s’est exclamée mercredi, Parvaneh Salahchouri, la présidente du groupe parlementaire des femmes au Majlis… »

Iran exécute un jeune homme arrêté lorsqu'il avait 15 ans 
Amnesty International/iranhr.net, 10 août 2017
Alireza Tajiki, jeune prisonnier condamné à mort à l'âge de 15 ans, a été exécuté dans la prison d'Adelabad à Chiraz il y a quelques heures.
Il a été accusé en 2012, alors qu'il avait seulement 15 ans, de viol et

d'assassinat d'un autre jeune homme. La famille d'Alireza a insisté sur l'iniquité de la procédure…
En réaction à l'exécution du jeune Iranien Alireza Tajiki, Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré :  « En procédant à cette exécution, au mépris de leurs obligations découlant du droit international et d'une forte opposition de l'opinion publique iranienne et internationale, les autorités iraniennes démontrent une nouvelle fois le peu de cas qu'elles font des droits des mineurs. Cet acte honteux marque un tournant en Iran et met au jour l’inanité des déclarations des autorités, qui se targuent d'avoir une véritable justice pour mineurs.

Interrogée par «persian.iranhumanrights.org », Maître Nasrin Sotoudeh, autrefois avocate d’Alireza Tajiki, a également affirmé qu’il y a beaucoup d'ambiguïtés dans son cas et d’irrégularités dans son dossier, « ce qui pose beaucoup de doutes sur la délivrance d'une telle décision…Alors qu’un premier rapport médical attestait qu’Alireza n’avait pas atteint la croissance mentale appropriée à l’âgé de 15 ans et au moment des faits, un autre rapport médical le contredit un mois plus tard », a précisé Maitre Sotudeh.
Beaucoup à travers les médias et les réseaux sociaux en Iran et ailleurs ont condamné l’exécution de ce jeune de 19 ans la qualifiant de « honteuse » et « illégale ».

Rapporteuse spéciale de l'ONU : l’exécution du mineur Alireza Tajiki est "vraiment choquante"
ONU - Genève, 11 août 2017
Asma Jahangir, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'Homme en Iran, a publié une déclaration exprimant son indignation face à l'exécution du 10 août d'Alireza Tajiki, un jeune homme qui avait été condamné à mort quand il était adolescent.
« Alireza est l'un des délinquants juvéniles iraniens - les enfants que le pouvoir judiciaire du pays continue d'essayer de condamner à mort en violation flagrante du droit international… »

 Le pouvoir judiciaire iranien a menés plus de 115 cas d'exécution mineure depuis 2000.


Opposition des religieux à l’amendement sur le mariage des fillettes
ncr-iran.org, 12 août 2017
Certains membres du groupe parlementaire des femmes au parlement du régime des mollahs ont rapporté que les religieux n’approuvaient pas le projet de loi du Parlement visant à modifier l'âge du mariage.
La vice-présidente du Groupe Parlementaire des Femmes au Majlis, Fatemeh Zolghadr, dans une interview accordée à ILNA News, a déclaré que les dignitaires religieux (Marja) ne permettaient pas la modification de l'âge du mariage.
Un autre membre du Groupe des Femmes, Tayebeh Siavashi, dans une interview accordée à KhabarOnline, a également déclaré que le projet de m
odification de l'âge du mariage avait été rejeté.
Le membre de la Commission de la santé du régime, Ahmad Hamzeh, s'oppose également à ce plan. Il a déclaré que l'augmentation de l'âge du mariage serait un facteur décisif dans la réduction du taux de natalité dans le pays.
Selon la législation iranienne, l'âge minimum du mariage pour les filles est 13 ans. Toutefois, il existe également des dispositions particulières comme « l'autorité parentale sur les enfants » qui autorisent les filles à se marier dès l'âge de 9 ans.
La vice-présidente de Groupe Parlementaire des Femmes a reconnu : « Nous avons des filles mariées dès l'âge de 9 ans à des hommes de 40, 50 ans voire même 60 ans, avec l'autorisation de leurs pères ».

15 000 SDF dans la capitale iranienne
CSDHI, 12 août 2017
«Téhéran possède le plus haut taux de pollution de toutes les grandes villes du monde… Sur 25 capitales mondiales, Téhéran est la ville où il y a le plus de circulation » a déclaré le maire de Téhéran. Mohsen Mehr-Alizadeh a ajouté que le nombre d’actes de violence dans les rues à Téhéran atteignait 450 personnes agressées par jour, poursuivant « qu’au cours de l’année passée, 2 600 cas de violences enfantines dans la capitale ont été enregistrés ».
Mehr-Alizadeh a fait état de la présence de 15 000 sans-abris dans cette ville, dont 700 femmes. Il a également fait référence aux défis sociaux dans la capitale en précisant qu'il y avait 50 000 femmes qui étaient à la tête de famille monoparentale. Selon le maire de la capitale iranienne, « Sur 10 000 personnes à Téhéran, 108 se suicident ».

Iran : les aveux d’un ancien chef des services de renseignements sur les massacres politiques
Le Matin d’Algérie, 13 août 2017        Par Simin Nouri
 « Il y a 29 ans, le régime de Khomeiny organisa au cours de l’été 1988, notamment aux mois de juillet et août, la mise à mort de plus de 30.000 opposants détenus dans les prisons iraniennes. La plupart des suppliciés étaient des membres et sympathisants de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) parmi lesquels des grand mères de 70 ans et des fillettes de 13 ans… » 

Lancement d’une unité féminine de patrouille spéciale contre les femmes
CNRI, 13 août 2017  
Le procureur du régime iranien à Qom a annoncé la création d’une patrouille spéciale contre les femmes, qui fera le tour des lieux publics qu’elles fréquentent. Selon les autorités judiciaires, « en lien avec l’expansion de la culture du hijab, la patrouille spéciale pour les femmes du bureau du procureur de Qom, avec la supervision des femmes policiers, se rendra dans les lieux publics fréquentés par les femmes tels que les piscines (pour femmes), les galeries, les salles de sport, les coiffeurs, etc. »
Selon l’agence de presse gouvernementale et le club des jeunes journalistes, Mahmoud Kahe, le procureur de Qom, a déclaré : « La patrouille spéciale des femmes du bureau du procureur se rendra dans des lieux publics pour les femmes et dans le cas du non-respect des actes de chasteté, nous nous occuperons des accusées. »
Il a également affirmé que cette mesure était dans le même esprit que l’expansion de la culture du hijab et de la chasteté dans la société pour créer une paix durable et la stabilité dans la province.

Plus de 2 000 enfants divorcés en Iran
Site web officiel Fararu, 14 août 2017
Une représentante du parlement a déclaré qu'il y avait 2 000 enfants divorcés en Iran et s’est dite préoccupée par les fausses couches continues des filles mariées.
"Le plan visant à augmenter l'âge de mariage a été lancé en raison de l'augmentation du phénomène de mariages des enfants qui a entraîné des divorces", a déclaré Tayebe Siavoshi. "(Il y a) des enfants qui deviennent veuves ou divorcent à l'âge de 13 ou 14 ans et sont également considérés comme cheffe de leur famille", a-t-elle déclaré.
Siavoshi a souligné que ces enfants sont confrontés à de nombreux problèmes parce que le corps d'une fille de 11 ou 12 ans n'est pas prêt pour l'accouchement.
«Ce sont les enfants eux-mêmes et la première grossesse entraîne un risque plus élevé que la deuxième grossesse et ces enfants acceptent deux fois plus de risques et, dans la plupart des cas, souffrent de fausses couches continues».
"L'enfant d'une fille qui a été enlevée de son éducation en raison de la pauvreté (et qui est forcé de se marier) sera également élevé avec une éducation médiocre", a-t-elle ajouté.
Elle a également déclaré que certaines de ces filles sont obligées de se marier avec des hommes plus âgés, citant que, dans certains cas, leurs maris ont 30 ans d'ancienneté. 

Une militante des droits des femmes condamnée à trois ans de prison
Radio Zamaneh, 15 août 2017
Un tribunal révolutionnaire de Téhéran a enjoint la photojournaliste et militante des droits des femmes membre de la campagne One Million Signature, Alieh Motalebzadeh, à trois ans de prison le 12 août sur une accusation d'«activité contre la sécurité nationale». 


Exposition « 30 000 âmes volées en Iran » à Paris 1er   
AFIF, 17 août 2017 
A l’occasion du 29ème anniversaire du massacre de plus de 30.000 opposants prisonniers par le régime de Khomeiny en été 1988 et à l’initiative du Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), une exposition s’est tenue les 16 et 17 août dans la mairie du premier arrondissement de Paris. Mise à part de nombreux portraits, documents et souvenirs des victimes, plusieurs panneaux comportaient des preuves et des photos des commanditaires et exécutants de ce crime.

Lire également :
Iran : cette terrible année 1988
Le Courrier, 21 août 2017          Par Gh. H. Vakilzadeh
Durant l'été 1988, plus de 30 000 prisonniers politiques étaient exécutés dans les geôles de l'ayatollah Khomeiny. Un «mouvement pour la justice» fait campagne pour que les dirigeants de la dictature religieuse soient jugés.

Interrogatoire d’une militante des droits des femmes à Kermanchah
iranhumanrights.org, 21 août 2017
La militante des droits des femmes Farzaneh Jalali a été convoquée par les services du Renseignement de la ville de Kermanchah et a été interrogée.
Son avocat Mostafa Ahmadian qui a été empêché de voir son dossier a déclaré que la convocation de sa cliente a été verbalement annoncée et menée donc de manière illégale et que sa cliente a été bouleversée après l'interrogatoire.

Iran : Des prisonniers politiques mènent une grève de la faim collective pour protester contre des conditions inhumaines
Amnesty International, 22 août 2017
Une quinzaine de prisonniers politiques, dont des prisonniers d'opinion, ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions cruelles, inhumaines et dégradantes qu'ils sont contraints de subir dans une prison de haute sécurité à Karaj, dans la province d'Alborz, a déclaré Amnesty International le 22 août 2017.

Vague d’arrestations de femmes en Iran - vidéos 
CNRI, 22 août 2017
Le régime iranien a lancé une vague d’arrestation contre les femmes sous prétexte qu’elles sont mal-voilées. Elles sont agressées en pleine rue par les forces de sécurité de l’Etat qui les embarquent pour les emmener vers la prison où elles peuvent recevoir de nombreux coups de fouet. Une vidéo filmée par un passant montre l’agressivité des agents répressifs à l’encontre des femmes.

Trois détenues courageuses déclarent leur soutien aux grévistes de la faim de Gohardacht
CNRI, 24 août 2017

Trois prisonnières politiques détenues à Evine ont déclaré leur soutien aux revendications des prisonniers politiques en grève de la faim dans la prison de Gohardacht (Téhéran). Les trois courageuses, Golrokh Iraee, Atena Daemi et Maryam Akbari Monfared, ont souligné dans une lettre que le silence et l’inaction permettent aux mollahs de poursuivre leurs violations généralisées des droits de l’homme en Iran. Elles ont exhorté la communauté internationale, le Secrétaire général de l’ONU, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran, et tous les militants politiques à prendre des mesures immédiates pour sauver la vie des courageux prisonniers politiques en grève de la faim.

Les filles de moins de 15 ans risquent de mourir dès leur grossesse
Agence de presse officielle ILNA, 29 août 2017
Fereshteh Sarbazi, membre de l'Association des sages-femmes en Iran met en garde contre le mariage et la grossesse des jeunes filles à la lumière des faits scientifiques. Elle a déclaré à ILNA que les filles de moins de 15 ans étaient cinq fois plus susceptibles de mourir pendant leur accouchement que les femmes de plus de 20 ans.
"Les grossesses chez les jeunes filles sont plus susceptibles de se produire dans les zones rurales et pauvres qui manquent d'éducation", a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs attiré l’attention sur "les autres dangers que posent les grossesses précoces incluent, l'empoisonnement de la grossesse, l'anémie, la mort de la mère, l'insuffisance de la croissance du fœtus pendant la grossesse et la mort du fœtus".

Iran : Une exposition et une cérémonie à la mairie du 2e arrondissement de Paris 
Mediapart, 31 août 2017           Par P Mauel
"Jeudi 30 Août 2017 avait lieu, à la mairie du 2e arrondissement de Paris, une exposition, précédée d'une cérémonie, en hommage aux victimes du massacre des prisons de 1988, en Iran, en présence de maires franciliens, de militants français et iraniens, et de personnalités. Cette exposition faisait suite à une exposition similaire réalisée à la mairie du 1er arrondissement 15 jours auparavant. L'an dernier, déjà, à la même époque, ce thème avait été à l'honneur dans ces deux établissements, mais cette année des éléments nouveaux sont apparus pour étayer ce dossier, et le faire avancer auprès des autorités internationales… »

Une experte de l'ONU préoccupée par la situation des prisonniers en grève de la faim en Iran
Conseil des Droits de l'Homme - Genève, 31 août 2017 
« Je suis profondément alarmée par les rapports sur la détérioration des états de santé des prisonniers en grève de la faim et sur le fait qu’ils continuent d’être torturés et maltraités depuis leur transfert », a déclaré Asma Jahangir, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'Homme en Iran. 
Au cours des dernières semaines, 53 prisonniers, dont plus de 15 bahaïs, ont été déplacés sans préavis et sans être informés des raisons de leurs transferts dans une section de haute sécurité dans la prison de Rajaï Shahr à Karaj, à l'ouest de Téhéran.
Aucun d'eux n'a été autorisé à prendre ses effets personnels, y compris leurs médicaments. Ils auraient également été privés de leurs produits d'hygiène, de vêtements adéquats, de soins médicaux appropriés et de la nourriture qu'ils ont achetée avec leur propre argent. « Le fait de priver les détenus d’entrer en contact avec leurs familles, leurs avocats et recevoir des soins médicaux adéquats va à l’encontre du droit international», a averti l'experte en droit.


Août 2017
55 Exécutions dont 4 en public

Exécution publique à Mazandaran 
mazandaran.farsnews.com, 1er août 2017


Accusé de meurtre, un homme a été pendu ce matin en public dans la ville de Jouybar à Mazandaran. Il n'a été identifié que par ses initiales comme H.S. 


Pendaison à Sanandaj d’un détenu politique kurde
kurdpa.net, 2 août 2017
Le détenu politique Morteza Rahmani a été pendu à l'aube du mercredi 2 août dans la prison centrale de Sanandaj. En 2013, la Cour révolutionnaire de Sanandaj avait condamné Rahmani à trois ans de prison et à trois exécutions pour avoir agi contre la sécurité nationale en étant membre d'un parti d'opposition kurde. Il avait été battu et torturé pendant sa peine de prison. 

Deux prisonniers pendus à Oroumieh
Site web Kurdpa, 5 août 2017
Deux citoyens kurdes, Saied Pourhormozi et Hossein Shahin, ont été pendus le 5 août dans la prison centrale d'Oroumieh.
Ils ont tous deux été reconnus coupables de crimes liés à la drogue. 

Trois prisonniers pendus dans la prison de Chiraz
hra-news.org, 4 août 2017
Le matin du mardi 1er août, les condamnations à la peine de mort pour trois prisonniers ont été menées dans la prison d'Adel Abad à Chiraz. Abolhassan Abrovan, Ata Atazadeh et Hassan Arefianfar étaient âgés de moins de 20 ans lorsqu'ils étaient arrêtés pour des crimes liés à la drogue. 
Un prisonnier pendu à Khoram-Abad
hra-news.org, 5 août 2017
Le prisonnier Hamed Ghaed-Rahmat a été pendu à l'aube du 5 août dans la prison de Parsilon dans la ville de Khoram Abad pour des accusations liées à la drogue. 

Pendaison publique à Share kord
Agence de presse officielle ROKNA, 6 août 2017
Accusé de viol, un homme de 30 ans a été pendu en public à Shahre Kord. Le procureur a précisé que le détenu avait été pendu ce matin à Farokhshahr (sud-ouest) après que sa peine ait été confirmée par la Cour suprême. 

Onze parents d'un homme exécuté tués ou pendus 
hra-iran.org, 7 août 2017
Un prisonnier a été pendu au matin du 7 août dans la prison centrale de Zahedan. Joda Rigi, 32 ans, avait été transférée à l’isolement avec son frère de 36 ans, Rahim, il y a quatre mois. Les gardiens de prison ont pendu son frère devant lui, mais Joda a été renvoyé dans sa cellule. De cette famille, onze personnes ont été tuées. Six d'entre eux ont été pendus alors que cinq autres ont été tués lorsque de l’attaque des forces de la garde révolutionnaire.

Un homme pendu alors que sa femme est condamnée à flagellation et prison
Agence de presse officielle Mehr, 7 août 2017
Le procureur de Zanjan, Hassan Mozafari, a déclaré qu'un homme identifié par ses initiales alors que M.M a été pendu lundi dans l’enceinte de la prison centrale de cette ville en présence de la famille de la victime.
Concernant la femme du condamné, A.M, il a déclaré qu'elle a été accusée d'avoir assisté au meurtre et avait une relation illégitime et a été condamnée à 20 ans de prison et à 99 coups de fouet.

Un jeune pendu dans la prison d'Ahvaz
iranhr.net, 9 août 2017
Reconnu coupable d'avoir assassiné l’un de ses proches 2 ans auparavant, Fazel Mazraeh, 27 ans, a été pendu au matin du 8 août dans la prison de Sheiban à Ahvaz.

Le jeune Alireza Tajiki a été exécuté par pendaison
RFI, 10 août 2017
La mobilisation n'aura pas suffi. Alireza Tajiki, un jeune homme de 21 ans, a été exécuté par pendaison ce jeudi matin en Iran...
Une exécution qui scandalise Amnesty International qui avait pris fait et cause dans ce dossier, rappelant que le jeune homme qui a été exécuté ce jeudi matin n'avait que 15 ans au moment des faits pour lesquels il avait été jugé. 
Amnesty rappelle qu'elle a recensé les noms d'au moins 89 condamnés à mort qui avaient moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés.

Un homme pendu dans la prison de Zanjan
Site officiel de l'Iran en ligne (ion.ir), 12 août 2017 
La condamnation à mort d'un prisonnier a été menée dans l’enceinte de la prison centrale de Zanjan « en présence de la famille de la victime", a déclaré le procureur de Zanjan, Hassan Mozafari. 

Trois prisonniers pendus à Zanjan et Chirvan
iranhr.net, 14 août 2017
Le matin du mardi 8 août, deux prisonniers, Hamzeh Rahimpour et Abbas Soghi condamnés pour des accusations liées à la drogue ont été pendus dans la prison centrale de Zanjan. 

Selon d'autres rapports, le jeudi 10 août, un autre prisonnier, Tohid Haghmordi, âgé de 38 ans, a été pendu dans la prison de Chirvan (Khorasan du Nord). 

Une pendaison dans la prison d'Oroumieh
Site web Hengaw, 15 août 2017
À l'aube du samedi 15 août, la peine de mort à l’égard du prisonnier Khaled Amini a été exécutée dans la prison d'Oroumieh. Il a été accusé d’homicide. Le 26 juillet, la peine de mort pour son frère Fatah Amini a été menée dans cette même prison. 

Au moins 7 prisonniers pendus dans la prison de Rajaï Shahr
hra-news.org, 16 août 2017
Au moins sept prisonniers, majoritairement accusés de meurtre, ont été pendus le 16 août dans la prison de Rajaï Shahr à Karaj. 

Exécution d’un détenu à Ispahan
hrdai.blogspot.al, 21 août 2017
Le prisonnier baloutch Abdolkarim Sheh Bakhsh, âgé de 43 ans et père de six enfants, a été pendu au matin du 21 août dans la prison de Dastguerd à Ispahan. 

Un homme pendu à Maragheh
iranhr.net, 22 août 2017
Le matin du mercredi 16 août, le détenu Manoutchehr Heidarkhah, 36 ans, a été exécuté dans la prison de Maragheh.

Une exécution à Kerman
Agence de presse officielle ROKNA, 22 août 2017
Un fauteur de troubles identifié comme Aria Javidan, père de trois enfants, a été pendu ce matin dans la prison centrale de Kerman pour avoir répandu la corruption sur terre et faire la guerre avec Dieu. 

Un détenu politique exécuté après 7 jours de torture à Rajaï Shahr
Zandaniran, 23 août 2017
Le prisonnier politique sunnite Seyed Jamal Moussavi a été pendu dans la prison Rajaï Shahr de Karaj le 23 août après sept jours de torture et isolement. Moussavi a été arrêté en 2008 par les agents de renseignement à Sanandaj et a été condamné à mort accusé de «faire la guerre avec Dieu» en 2009. Des traces de coupures sanglantes et de bleus se trouvaient sut tout son corps.


Un prisonnier pendu à Rajaï Shahr
iranhr.net, 23 août 2017
Le détenu Sadegh Gholami a été pendu ce matin dans la prison de Rajaï Shahr à Karaj. Il avait été transféré à solitaire le 15 août pour attendre son exécution.

Deux prisonniers pendus dans la prison centrale d'Ardebil
iranhr.net, 30 août 2017
Au moins deux prisonniers accusés de trafic de drogue ont été pendus à l'aube du mercredi 30 août dans la prison centrale d'Ardabil. Ils ont été identifiés comme Fardin Hosseini et Massoud Valizadeh. Selon une source informée, Fardin Hosseini était ingénieur en chimie et n'avait aucun casier judiciaire passé.

Pendaison publique à Bandar Abbas
Agence de presse officielle Mehr, 31 août 2017
Jeudi matin, un homme accusé de viol a été pendu publiquement à Bandar Abbas. Il n'y a aucune information sur son identité. 























05 août 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

AFIF INFOS
Juillet 2017
 ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 
afifem2001@yahoo.fr

Grand Rassemblement à Paris pour un Iran libre
« En avant avec la Résistance iranienne, un changement de régime à portée de main » était le slogan d’un très grand rassemblement pour un Iran Libre qui s'est déroulé à Villepinte le samedi 1er juillet. 
AFIF, 1er juillet 2017
Il s’agissait de la mobilisation internationale annuelle à l’initiative du Conseil nationale de la Résistance iranienne (CNRI) à la quelle participent de nombreuses personnalités venues du monde entier et qui a pour objectif de dénoncer les crimes du régime des mollahs au pouvoir en Iran et son rôle déstabilisateur dans la région. Plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient réunies pour soutenir le changement démocratique dans ce pays et réclamer la fin de la dictature théocratique.
Intervenue lors de cette immense manifestation de force, Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne a insisté sur le fait que « le changement de régime en Iran est nécessaire et à portée de main » et qu' « une alternative démocratique efficace existe ». Elle a également rappelé que « le Corps des gardiens de la révolution doit être placé sur la liste noire, les mollahs doivent être isolés par la communauté internationale, les sièges de l'Iran doivent être remis à la Résistance iranienne ».

Le rassemblement annuel de la Résistance iranienne à Paris avait réuni, comme les années précédentes, de dizaines de milliers d’Iraniens de la diaspora où la présence massive des femmes et des jeunes attirait l’attention. Etaient également présents et de plus en plus nombreux, les soutiens politiques internationaux de la principale force d’opposition au régime iranien.
Des personnalités politiques de tout bord venus des États-Unis, d’Europe, du Moyen-Orient et des autres continents ont participé au rassemblement de Villepinte et notamment une délégation des élus français, les anciens ministres Rama Yade et Bernard Kouchner, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, le sénateur Joseph Lieberman, Ed Rendell, Ingrid Betancourt, John Bolton ou encore l’ancien ministre des Affaires étrangères canadiennes John Baird, pour n’en citer que quelques-uns.

Des prestations musicales de plusieurs artistes iraniens et internationaux ont animé cette impressionnante réunion politique.


Huit individus défilés en public par les forces de sécurité
Agence de presse officielle Mehr, 1er juillet 2017
Les forces de sécurité de la ville de Pakdacht (sud-ouest de Téhéran) ont défilé publiquement huit condamnés dans les rues de cette ville samedi. Ils ont été arrêtés dans une attaque surprise par les forces de sécurité. « Ceux qui perturbent la paix devraient savoir qu'ils seront traités avec force", a déclaré Salman Adineh-Vand, le commandant de ces forces de Pakdacht. 

Flagellation publique à Malayer
Agence de presse officielle ISNA, 4 juillet 2017
Le Procureur de la ville de Malayer a annoncé la flagellation publique d'un homme accusé de harceler une femme. "Cet homme âgé d'environ 30 ans a été condamné à deux ans de prison, 74 coups de fouet en public et deux ans d'exil à une ville à l'est du comté", a déclaré Abbas Najafi. "Le pouvoir judiciaire et les forces de sécurité de l'État, avec une totale conscience, identifient les criminels et les punissent en conséquence", a-t-il ajouté. 

Le véhicule des femmes qui enlèveront leur voile sera saisi 
CNRI, 5 juillet 2017
Le procureur de Mazandaran a annoncé cette semaine des « conséquences sérieuses» pour les femmes qui «se dévoilent» (enlèvent l’hijab) dans leur voiture et la saisie du véhicule.
Assadollah Jafari a déclaré : « Avec le début de la saison chaude, des départs en vacances et des voyages au bord de la mer, l’article 638 du Code pénal islamique sera mis en œuvre par les responsables des juridictions contre celles qui enlèvent le voile en public et un casier judiciaire sera ouvert ».
Jafari a également annoncé la saisie des véhicules dont les passagères ne respectent pas le port du voile : « Les véhicules publics et personnels, les motos, les bateaux, les jets skis et tous les autres véhicules à moteur dont les passagères ne sont pas voilées, seront saisis et transférés dans des parkings. L’accusée sera inculpée selon la loi»…
Le 11 mars 2013, Assadollah Jafari et 8 autres responsables ont été sanctionnés par l’Union européenne et placés sur la liste des « violateurs sérieux des droits de l’Homme». Les ministres des Affaires étrangères européens ont demandé une interdiction d’entrée sur le territoire européen.

Sept millions d’enfants travailleurs en Iran
ncr-iran.org, 6 juillet 2017
Les médias iraniens ont publié des rapports au sujet de sept millions d'enfants travailleurs dont la moyenne d’âge est de 12 ans. Parmi eux, 3,2 millions enfants ont été contraints d’abandonner l’école pour travailler. Un nombre important d'enfants sont maltraités dans le secteur du commerce et le trafic de la drogue en Iran, a rapporté l'agence de presse officielle ISNA qui a cité trois responsables du régime le 2 juillet 2017.

Iran - 238 exécutions en six mois 
Iran Human Rights Monitor /CSDHI, 6 juillet 2017 
Au cours des six premiers mois de l’année 2017, au moins 238 exécutions ont été menées en Iran, dont 12 pendaisons publiques, sept femmes et trois délinquants juvéniles.
129 personnes ont été exécutés pour des infractions liées à la drogue, tandis que 5.000 demeurent dans le couloir de la mort sur des charges similaires.
Ces exécutions vont à l’encontre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Depuis début du mois de juillet, l'Iran vit une nouvelle vague d'exécutions. Au total, 19 exécutions ont eu lieu entre le 1er et le 5 juillet, dont deux en public…

136 ressortissants de 27 pays étrangers détenus à la prison d'Evine
Site web officiel T News (tnews.ir), 6 juillet 2017
Mostafa Mohebi, chef de l’Organisation pénitentiaire de Téhéran, a déclaré que 136 ressortissants étrangers de 27 pays sont actuellement détenus dans la prison d'Evine à Téhéran.

Un homme et une femme condamnés à la flagellation pour relation illégitime
Site web officiel Tabnak, 6 juillet 2017
Une femme mariée et un jeune homme qui ont été accusés d'avoir un mariage illégitime ont été condamnés à la flagellation, à l'exil et au travail forcé. Ils ont été acquittés de l'accusation d'adultère au tribunal mais reconnus coupables d'avoir une relation illégitime.
Condamnés chacun à 100 coups de fouet, la femme a également été condamnée à un an de travail forcé dans un centre d'aide sociale alors que l'homme fut condamné à l’exil dans une ville de la province du Sistan et du Baloutchistan.

Une ado assassinée pour refuser un mariage forcé 
CSDHI, 7 juillet 2017 
Narguess Ali-Chojaï, une adolescente de 17 ans a été tuée par son frère dans un village reculé du sud-ouest de l'Iran, parce qu'elle refusait d'être mariée de force. Il l'a abattue d'une balle.
Le drame est survenu le 3 juillet dans les faubourgs de la ville de Behbaban. La famille voulait la marier à son cousin. Pour y échapper, elle avait tenté de suicider. Quelques heures après, ayant survécu à sa tentative, son frère l'a achevée de trois balles… Le frère a été arrêté et la jeune fille enterrée le jour-même.
La charia en vigueur en Iran des mollahs prévoit d'exonérer devant un tribunal les mâles de la famille s'ils estiment de leur devoir religieux de tuer une parente.

Une présentatrice interdite à la télévision d'État pour avoir joué au théâtre
Agence de presse officielle ROKNA, 9 juillet 2017
La présentatrice Shirin Samadi, a été interdite d'apparaître à la télévision parce qu'elle a joué dans une pièce de théâtre. Sur sa page personnelle d'Instagram, elle a écrit : «J'ai été empêchée d'apparaître à la télé pour avoir participé à une pièce appelée « Le sommeil humide du poisson ». Shirin Samadi avait animé de nombreuses émissions de télévision, y compris "Good Morning, Iran"…

Mariages forcés des filles de moins de 10 ans à Khorasan
Agence de presse officielle ISNA, 10 juillet 2017
La responsable du Département des affaires féminines de la province de Khorasan Razavi a déclaré qu'il y avait 94 cas de mauvais traitements infligés aux enfants dans cette province l'année dernière ... "Selon les registres, dix filles âgées de moins de 10 ans se sont mariées l'année dernière", a ajouté Fereshteh Saljoughi. 

Citoyenne bahaïe transférée en prison pour purger une peine de 18 mois
humanrightsiniran.org, 11 juillet 2017
Shiva Rohani, une Iranienne de confession bahaïe a été transférée à la prison d'Amir Abad de Gorgan pour purger sa peine de 18 mois.
Au cours de la semaine écoulée, douze bahaïs résidant à Gorgan ont été arrêtés par les forces de sécurité ou convoquées par le système judiciaire ou les services pénitenciers... 

Plus de 27 000 personnes interdites de quitter l'Iran l'année dernière
Agence de presse officielle Tasnim, 12 juillet 2017
En 2016, sur ordre du Procureur général, 27820 personnes ont été interdites de quitter le pays alors que 9173 étaient interdites de faire des affaires commerciales. De même, en 2016, les comptes bancaires de 45772 personnes ont été clôturés sur ordre du Procureur général. 

La mer Caspienne en crise environnementale
ISNA/ IranManif, 12 et 19 juillet 2017
Le chef du Centre national d'études et de recherches de la mer Caspienne a déclaré que selon un rapport de l'ONU sur l'environnement, l'état de la mer Caspienne est déplorable. "La mer Caspienne a 10 millions d'années ... mais au cours des dernières années, le niveau de la mer a diminué de 70 cm", a déclaré Daryoush Yousefi…
Le niveau de la mer Caspienne baisse et cela se voit dans le golfe de Gorgan dans le nord de l'Iran. Les côtes en pâtissent, la pollution devient évidente, les pêcheurs perdent leur travail et la beauté des paysages disparait en même temps que les touristes. 
La pollution porte un coup à l'économie de la région et les autorités ne consacrent pas de budget suffisant pour enrayer ce mal. 

Iran - plus d'une exécution tous les quatre heures en juillet
Iran Human Rights (iranhr.net), 13 juillet 2017
Suite à une pause dans les exécutions pendant le mois du Ramadan, les exécutions en Iran ont considérablement augmenté depuis le samedi 1er juillet.
Au cours des douze derniers jours, Iran Human Rights a signalé 56 exécutions menées en Iran. 31 des 56 prisonniers auraient été pendus par des accusations liées à la drogue. Seuls sept des 56 exécutions ont été signalés par des sources officielles iraniennes, y compris la judiciaire et les média publics.

Iran : les diplomates étrangers visitent la prison d'Evin, une «mise en scène crue de relations publiques»
Amnesty International, 13 juillet 2017  
La semaine dernière, les autorités iraniennes ont organisé une visite rare dans l'une des prisons les plus infâmes du pays pour des représentants de 45 missions diplomatiques étrangères en provenance d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud... 
Amnesty International et d'autres organisations de défense des droits de l'Homme au fil des ans indiquent des conditions inhumaines et insalubres à la prison d'Evin.
Amnesty International a appris qu'avant la visite, les autorités ont transféré des prisonniers de ces sections dans d'autres zones afin d'atténuer le surpeuplement et ont peint les murs. Ils ont également averti les prisonniers de ne pas rapprocher des diplomates ni exprimer aucune critique…
En Iran et dans le monde entier, la prison d'Evin symbolise la répression politique iranienne. Il a détenu des centaines de militants pacifiques, de journalistes, d'intellectuels et d'avocats des droits de l'homme tout au long de leur histoire honteuse.
La délégation a également été empêchée d'accéder aux zones contrôlées par le Ministère de l'Intelligence et des Gardiens de la Révolution, où les détenus sont régulièrement soumis à la torture et à d'autres mauvais traitements.
La visite très médiatisée à la prison d'Evin était clairement une cascade de PR orchestrée par les autorités iraniennes pour couvrir la vérité sombre de la prison

Le niveau de pollution de l'eau de Téhéran atteint des niveaux alarmants
Agence de presse officielle ISNA, 14 juillet 2017
Le responsable de l'Agence de protection de l'environnement de Téhéran a annoncé que Téhéran est très polluée. "On ne peut pas voir la pollution de l'eau, mais c'est aussi important que la pollution atmosphérique", a déclaré Nasser Mehrdadi. 
Il a demandé que le conseil municipal de la capitale appuie le plan de surveillance des industries polluantes pour purifier l'eau. 

Plus de 60% de la population reste inactive en Iran
Agence officielle Mehr /CSDHI, 15 juillet 2017
La population inactive en Iran a dépassé la barre des 61% ; la majorité des demandeurs d'emploi sont des jeunes et des diplômés. Les gens qui ont fait des études ne sont pas satisfaits de la situation du marché du travail. Ils sont désespérés, ne cherchent plus d'emploi ou le font sans parvenir à un résultat…
Les salaires ne sont pas payés, 90% des ouvriers vivent sous le seuil de pauvreté, ainsi que les enseignants. 95% des ouvriers constituent une force de travail qui n'est embauchée que par des contrats temporaires.

Concerts féminins interdits dans presque toutes les provinces iraniennes
Agence de presse officielle ILNA, 17 juillet 2017
Une ancienne membre d'un groupe féminin de musique traditionnelle a critiqué l'interdiction des concerts féminins dans diverses provinces.
« À l'exception de Téhéran et de Sanandaj, aucune autre ville n'accorde des garanties aux concerts féminins. J'ai demandé à plusieurs reprises un mandat pour jouer dans ma propre ville, mais il n'a jamais été accepté », a déclaré Baran Rezaie.
"J'ai essayé de tenir des concerts féminins à Rasht, Ispahan, Karaj, Kermanchah, Yazd, Saghez et Chiraz, mais ils sont tous interdits", a-t-elle ajouté.

Confessions choquantes d'Ali Fallahian, ancien ministre du Renseignement concernant le massacre de 1988 en Iran
ncr-iran.org, 19 juillet 2017
Ali Fallahian, ancien ministre du Renseignement du régime iranien, a fait des déclarations inédites dans une interview avec Aparat Internet TV : « En ce qui concerne les Moudjahidine du Peuple et tous les groupes Mohareb (ennemis de Dieu), le verdict est la peine de mort... L’Imam (Khomeiny) a déclaré que leur verdict est la peine de mort... M. Moussavi (Tabrizi), qui était le Procureur général de la Révolution, avait coutume de dire qu'il n'y a pas besoin de procès du tout... cela n'a aucun sens que nous en fassions usage, disait-il. (...) L’Imam a insisté à plusieurs reprises sur le fait que vous devriez veiller à ne pas les laisser partir. L’Imam a toujours souligné que vous devriez toujours être prudent de ce côté-ci (veillez à ce qu’ils ne soient pas épargnés) ... Le verdict qui les concerne doit toujours être l’exécution. Cela a toujours été son verdict en tant que Guide Suprême, aussi bien avant l’affaire de 1988, qu’après »…

La censure n'est pas efficace, déplore le ministre de la Communication en Iran
ncr-iran.org, 22 juillet 2017
Le ministre iranien de la Communication, Mahmoud Vaezi a admis, le 19 juillet 2017 dans une interview avec la presse, l'inefficacité de la censure : « Nous avons bloqué de nombreux réseaux sociaux pendant ces quatre dernières années. Cependant, les gens ont rejoint d'autres réseaux sociaux. Dès que nous avons bloqué le fournisseur d'accès chinois, WeChat, environ 3,5 millions de personnes ont rejoint WhatsApp dans les 24 heures suivantes…

Un jeune athlète tué par les pasdaran en Iran
ncr-iran.org, 22 juillet 2017
L’assassinat d’Asghar Nahvipour, un jeune athlète iranien, par la police dans une station de métro de Shahre Rey, au sud de Téhéran, a soulevé une vague de colère et d’indignation à travers le pays. Cet incident a eu lieu le samedi 15 Juillet quand Nahvipour protestait contre un mollah qui était en train de harceler de jeunes femmes sous prétexte de « mauvais hijab ». Les témoins affirment qu'il a été tué à bout portant par la police, alors qu’il criait : « Nous ne voulons pas de ces mollahs. Nous ne voulons pas de cet islam. Quel genre de pays avons-nous ? Quel genre d’islam avons-nous à faire ? »
« Les autorités iraniennes n’ont pas autorisé sa famille à organiser une cérémonie dans sa ville natale et ont déchiré les affiches de ses funérailles. Les agents des services du Renseignement ont interdit à la famille d’organiser toute manifestation publique, d’évoquer la question ou même de pleurer sur la tombe de leur être cher.»

Les lauréats du prix Nobel condamnent les exécutions en Iran et appellent l'ONU
newsblaze.com, 22 juillet 2017
Un groupe de lauréats du prix Nobel s'est déclaré profondément préoccupé par la persistance des violations des droits de l'Homme en Iran. 21 Prix Nobel des États-Unis, du Canada, de l'Allemagne et de la Norvège ont publié une lettre demandant au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, d'utiliser ses bons offices «par l'intermédiaire du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU pour suivre de près la situation des droits humains en Iran, informer le monde des violations commises dans ce pays et de les  condamner ». Ils demandent « un arrêt immédiat des arrestations, des tortures et des exécutions arbitraires… »

Appel à faire cesser les exécutions incessantes en Iran
Les Droits de l’Homme en Iran/CSDHI, 24 juillet 2017 
Au cours des six premiers mois de 2017, au moins 238 exécutions ont eu lieu en Iran, dont douze pendaisons publiques, sept femmes et trois délinquants juvéniles.
129 personnes ont été exécutées pour des infractions liées à la drogue, tandis que 5000 restent dans le couloir de la mort sur des accusations similaires.
Ces exécutions vont à l’encontre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Depuis le début du mois de juillet, l'Iran est le théâtre d’une nouvelle vague d'exécutions…

Un mollah iranien : « l’abandon de la vertu est à l’origine des maux sociaux »
CNRI, 27 juillet 2017 
Le mollah Imani, représentant du Guide suprême iranien dans la province de Fars et chef de prière du vendredi à Chiraz, a évoqué les différents maux de la société en 2016 qui sont plus élevés qu’en 2015, notamment l’addiction à la drogue, le nombre très bas des mariages, l’augmentation des divorces, la pauvreté, le chômage.... Selon lui, cette situation est due à « l’abandon de la vertu et du combat contre le vice »…

Des prisonnières politiques en Iran écrivent aux ambassadeurs de 45 pays
women.ncr-iran.org, 27 juillet 2017
Les prisonnières politiques Aetna Daemi et Golrokh Iraee ont écrit une lettre ouverte aux ambassadeurs de 45 pays en poste en Iran qui ont suivi une visite guidée à la sinistre prison d'Evine de Téhéran le 5 juillet 2014.


En Iran, l’autre « Auschwitz »
Quotidien Libre, 27 juillet 2017      Par Hamid Enayat 
« Selon l’agence de presse iranienne Fars News Agency, qui appartient aux gardiens de la révolution, l’ayatollah Ahmad Khatami a déclaré, lors de la prière du 21 juillet dernier, que le massacre des prisonniers politiques en 1988 (suite à la fatwa de Rouhollah Khomeiny, fondateur de la République islamique), était une entreprise précieuse, et qu’il fallait décerner des médailles à ceux qui l’ont commis (le massacre)… »

Une cheffe islamiste : «Les femmes ne doivent pas quitter le pays sans l’autorisation de leur époux » 
Fars/ncr-iran.org, 30 juillet 2017 
Minoo Aslani, cheffe de la Société féminine de Basij, une milice extrémiste contrôlée par l’Etat iranien, s’est opposé au fait que les femmes puissent quitter le pays sans l'autorisation de leur époux. « Autoriser les femmes à quitter le pays sans l'autorisation de leur mari est contraire à la loi de la charia islamique », a-t-elle déclarée. 
Affirmant que « la promotion des enseignements féministes déstabilisent les familles », elle a exhorté le président du Parlement des mollahs à faire preuve d’attachement aux principes de la charia, « de sorte que la société ne s’éloigne pas des principes religieux ».
Concernant la suppression des lois sur le départ des filles à l’étranger, Aslani a alerté que « les nombreux exemples de départ des jeunes filles sans autorisation du père ont prouvé les nombreux dégâts que cela pouvait provoquer. »
La Société féminine de Basij est l’un des 22 sous-groupes de l'Organisation Basij Mostazafin. Appelée originellement «les Sœurs Basijis », la sinistre organisation paramilitaire et sécuritaire, est fortement impliquée dans la répression des femmes et des jeunes filles en Iran.

Le député Jacques Maire attire l’attention du ministre français des sports sur la situation des Iraniennes
iranfocus.com, 28 juillet 2017
Le député Jacques Maire (La République en Marche - Hauts-de-Seine) a interrogé cette semaine la ministre des sports, Laura Flessel, au sujet de la ségrégation sexuelle dont sont victimes les femmes lors des manifestations sportives en Iran.
Il a écrit dans sa lettre à la nouvelle ministre du sport : « Les Iraniennes font l'objet de discriminations répétées et se voient refuser leur droit d'entrée dans les stades en dépit des injonctions des instances sportives internationales ». Il souhaite donc connaître la position de la France sur cette forme de ségrégation sexuelle lors des manifestations sportives, contraires au quatrième principe fondamental de la Charte olympique.
Il souhaite, en outre, savoir ce que compte faire la ministre, dans le contexte de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024 et ultérieurement, pour manifester son soutien aux Iraniennes et Saoudiennes victimes de cette discrimination sur le sexe dans le milieu du sport. « La pratique du sport est un droit de l'homme. Chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d'aucune sorte » (principes fondamentaux de l'olympisme, article 4). »

Iran : un avenir désastreux attend les jeunes mariées
Agence de presse officielle IRNA, 30 juillet 2017
41 000 enfants de moins de 15 ans se marient chaque année en Iran.
La sociologue et écrivaine, Rayeheh Mozaffarian, a annoncé ces chiffres sur le mariage des filles en Iran et a ajouté : « 37.111 filles de moins de 15 ans se sont mariées en 2014 avec des hommes de différents âges, tandis que 1 249 filles ont divorcé en même temps ».
Mozaffarian a également révélé que le plus grand nombre de filles mariées ayant moins de 10 ans se trouvaient dans la province du sud-est du Sistan et du Baloutchistan. Viennent ensuite les provinces de Razavi Khorassan, de l'Azerbaïdjan de l'Est et du Khouzistan pour les mariages d'enfants de 10 à 14 ans en 2014.
Selon elle, La grossesse précoce inflige les plus grands dommages psychologiques et physiques aux filles mariées ... Actuellement, près de 1700 adolescentes enceintes de moins de 15 ans connaissent leur première grossesse.
Mozaffarian a également déclaré : « Le plus grand nombre de mères qui meurent entre 25 et 30 ans appartiennent à la province d'Hormozgan. En moyenne, ces femmes ont donné naissance à trois enfants jusqu'à cet âge. Elles risquent de mourir après le 3ème accouchement». 

Epouse d'un activiste Internet arrêtée
humanrightsiniran.org, 31 juillet 2017
Nasrin Naiemi, épouse du militant Internet Soheil Arabi, a été arrêtée au matin du 31 juillet par les forces de sécurité et emmenée dans un lieu inconnu. Aucune information n’est annoncée sur la raison de cette arrestation. Soheil Arabi a été arrêté en 2013 après les accusations de Sarallah du Corps des gardiens de la révolution contre lui. Il a été sous pression et interrogatoire pendant deux mois dans le centre de détention des pasdaran.
Arabi a été accusé d'avoir insulté le leader et des responsables et répandre de la propagande contre le gouvernement.

L'enseignant emprisonné quelques jours après sa libération
Radio Zamaneh, 31 juillet 2017
Ismail Abdi, un enseignant qui a été libéré de la prison après une grève de la faim, a de nouveau été arrêté dans la rue le 27 juillet sans mandat et transféré à la prison d'Evine.
Son épouse a qualifié cette 'arrestation d' «enlèvement». Monir Abdi a déclaré que les agents n'avaient pas de mandat pour son arrestation. 

Les carnets de Shabnamn ancienne prisonnière politique : Pages noires des prisons d'Iran
CSDHI, 31 juillet 2017
Dans ses souvenirs bouleversants de prison en Iran où elle a passé cinq longues années (2009-2014), la militante étudiante Shabnam Madadzadeh désormais réfugiée à l'étranger, esquisse des portraits à vif de jeunes femmes broyées par la violence des mollahs tant dans la société iranienne que dans le système carcéral qui ne leur laissent aucune chance.

Des étudiantes interdites de stade en Iran
Site web Insaf, 31 juillet 2017 
En dépit des promesses faites, la direction du stade Enghelab a empêché des femmes d’entrer pour assister à un match de football entre deux clubs universitaires à Téhéran. 
La décision a soulevé les protestations des étudiantes, quand des agents de sécurité les ont forcées à sortir du stade. 
L'équipe qui a gagné le match a annoncé que si cela se répétait, elle s’abstiendrait de participer aux prochains matches en signe de protestation et qu’elle quitterait le stade.





Juillet 2017
101 exécutions

Le régime iranien a pendu à la chaine une centaine de prisonniers dont trois femmes, dans la plus grande impunité au mois de juillet. 
80 femmes ont été exécutées sous la présidence d’Hassan Rohani

Trois prisonniers, dont une femme, pendus à Rasht
hengaw.info/iranhr.net, 1er juillet 2017
La peine de mort de trois prisonniers condamnés pour des accusations liées à la drogue a été pratiquée dans la prison centrale de Rasht. L'identité des condamnés est annoncée étant Jafar et Zeinab Sadanlo et Salaheddin Par. 

Un homme pendu dans la prison d'Ispahan
humanrightsiniran.org, 2 juillet 2017
Au moins un prisonnier, Omid Dinari, a été pendu au matin du 2 juillet dans la prison d'Ispahan pour des accusations liées à la drogue.

Un prisonnier pendu à Zanjan
hra-news.org, 2 juillet 2017
Abbas Soghi, 38 ans, a été pendu samedi matin dans la prison centrale de Zanjan. Selon une source informée, il était marié et travaillait comme chauffeur de taxi avant de trouver de la méthamphétamine sur lui. 

Exécution à la prison centrale de Zahedan
hrdai.org, 3 juillet 2017
Hossein Rigi, un prisonnier de 50 ans détenu depuis sept ans a été pendu le 2 juillet dans l’enceinte de la prison centrale de Zahedan.

Deux hommes pendus en public à Torbat Heidarieh
Agence de presse officielle Jam News, 4 juillet 2017
Reconnus coupables de viol, deux hommes âgés de 26 et 30 ans ont été pendus publiquement à Torbat Heidarieh près de Machhad.

Au moins dix prisonniers exécutés dans la prison de Rajai-Shahr 
Zandaniran, 5 juillet 2017
Douze condamnés à mort ont été transférés le 2 juillet à l'isolement pour être exécutés dans la prison de Rajai-Shahr. La peine de mort pour au moins dix d’entre eux a été menée le 5 juillet. La plupart des prisonniers étaient accusés de meurtre. 

Un prisonnier pendu à Chiraz 
Zandaniran, 5 juillet 2017
Au moins un prisonnier a été pendu dans la prison d'Adel-Abad à Chiraz. Abbas Mozdour avait été accusé d’homicide et détenu dans cette prison depuis 2014.

Deux prisonniers pendus à Maragheh
iranhr.net, 7 juillet 2017
Le matin du 5 juillet, deux prisonniers ont été pendus dans la prison de Maragheh pour des accusations de meurtre. Ils ont été identifiés étant Hojat Imani, 34 ans, et Jafar Seyed Rasouli, 36 ans.

Exécutions en masse dans la prison de Rajai Shahr
Droits de l’Homme en Iran, 7 juillet 2017 
Douze prisonniers condamnés à mort ont été transférés en isolement en prévision de leurs exécutions, le 2 juillet. Au moins sept d’entre eux ont été pendus parmi lesquels Omid Rostami, 28 ans, et Abbas Yusefipour, alors que deux autres ont été renvoyés dans leurs cellules. 
Il n'y a pas d'information disponible sur le sort des trois autres. Un certain nombre de prisonniers ont été exécutés sur la base d'aveux qui leur ont été arrachés par la force sous la torture.

Quatre prisonniers pendus à d'Orumieh
iranhr.net, 8 juillet 2017
La peine de mort à l’égard de quatre prisonniers a été menée le matin du 8 juillet, dans la prison d'Oroumieh. Khalil Moussavi Kousi, Mirhaj Abdi, Kheiroddin Mashmoul et Sofi Kolonakzadeh Gongchin ont tous été reconnus coupables de crimes liés à la drogue.

Deux exécutions à Rajai-Shahr 
Site web officiel Mashregh News, 9 juillet 2017
Deux personnes condamnées à mort pour enlèvement et viol ont été pendues dans la prison de Rajai-Shahr à Karaj. 

Le père d'un enfant autiste pendu à Mahabad
Site hengaw.info, 10 juillet 2017
Cheikh Morad Irabhimi a été pendu au matin du 10 juillet dans la prison centrale de Mahabad. Ce citoyen kurde a été arrêté en 2012 pour transporter des stupéfiants et a été condamné à mort. Selon une source bien informée, il est le père d'un enfant autiste âgé de 7 ans. 

Deux prisonniers pendus à Gorgan 
iranhr.net, 11 juillet 2017
Deux prisonniers ont été pendus au matin du lundi 10 juillet dans la prison centrale de Gorgan. Saadatollah Nouri, 50 ans, et Mohammad-Taghi Saravani, 32 ans, ont été pendus pour des accusations liées à la drogue.

Deux exécutions dans la prison centrale de Semnan
Agence de presse officielle ROKNA, 11 juillet 2017
Deux prisonniers condamnés à mort pour des crimes liés à la drogue ont été pendus dans la prison centrale de Semnan. Leurs identités ne sont pas connues.

Au moins dix détenus pendus dans la prison de Taibad
humanrightsiniran.org, 11 juillet 2017
Au moins dix prisonniers condamnés pour des crimes liés à la drogue ont été pendus à l'aube du 9 juillet dans la prison de Taibad (Khorasan). Trois d'entre eux étaient des ressortissants afghans. Quatre de ces prisonniers ont été identifiés comme Nasser Karimi, Mahmoud Teimouri, Abolfazl Mokhteh Baz et Ahmad Sheikhi.

Au moins 7 prisonniers pendus dans la prison de Rajai-Shahr
hra-news.org, 12 juillet 2017
Sept prisonniers ont été exécutés ce matin pour homicide dans la prison de Rajai-Shahr. Ils sont identifiés étant Mehrdad Sabeie Afshar, Mohammad Shirzad, Hamid Islami, Mehdi Ahmadi, Nader Kamani, Vali Khazaie et Mohammad Hamehvand. 

Deux prisonniers pendus à Hamedan
iranhr.net, 12 juillet 2017
Deux détenus ont été pendus le 12 juillet dans la prison centrale de Hamedan. Ils ont été reconnus coupables de trafic de drogue. L'un d'eux a été identifié étant Samad Abdali.

Un détenu exécuté à Oroumieh 
iranhr.net, 12 juillet 2017
Le détenu Barzou Sheikhi a été pendu dans la prison centrale d'Oroumieh. Il a été reconnu coupable de meurtre. 

Un homme pendu dans la prison de Zahedan
hra-news.org, 12 juillet 2017
Le prisonnier Mohammad Shahnavazi a été pendu au matin du 12 juillet dans la prison centrale de Zahedan.

Quatre détenus dont un délinquant mineur pendus à Zahedan 
Campagne des militants Baloutchs, 15 juillet 2017
Le prisonnier Sharif Rigi a été pendu le 13 juillet dans la prison de Zahedan pour meurtre. Trois autres, Cheikh Mahmoud Baloutchezhi, 50 ans, Kabir Dehghanzehi, 21 ans, et Dad Mohammad Dehghanzehi ont été exécutés le 15 juillet dans cette prison pour des crimes liés à la drogue. Selon les rapports, Kabir Dehghanzehi avait 13 ans lorsqu'il avait été arrêté. 

Un détenu pendu dans la prison de Zabol
humanrightsiniran.org, 15 juillet 2017
Yousef Rigi, 28 ans, détenu depuis cinq ans dans la section 1 de la prison de Zabol, a été pendu le 15 juillet dans l’enceinte de cette prison pour des accusations liées à la drogue.

Trois prisonniers pendus dans les prisons Parsilon et Oroumieh
humanrightsiniran.org, 15 juillet 2017
Le détenu Najameddin Safipour a été exécuté pendus le 15 juillet dans la prison de Parsilon. 
Mashallah Sayadnovin et Mohammad-Reza Sadeghi, deux autres prisonniers pendus dans la prison centrale d'Oroumieh. 

Pendaison dans la prison de Chabahar 
Campagne des activistes Baloutch, 16 juillet 2017
Akhardad Hamli a été exécuté le 16 juillet dans la prison de Chabahar. Il a été détenu pendant 8 ans pour des accusations liées à la drogue.

Trois prisonniers pendus dans la prison de Zahedan et Iranshahr
hra-news.org, 16 juillet 2017
Yousef Bozorgzadeh, 46 ans, détenu depuis 11 ans et Ibrahim Damani emprisonné depuis six ans ont été pendus le 16 juillet dans la prison centrale de Zahedan. Un troisième prisonnier, Abdoljalil Shahli a été pendu le même jour dans la prison d'Iranshahr. 

Cinq personnes pendues dans la prison d'Oroumieh
iranhr.net, 17 juillet 2017
Cinq personnes ont été exécutées dans la prison centrale d'Oroumieh. Tous ont été accusés d'infractions liées à la drogue. Parviz Tamaripour, Faramarz Asgharzadeh et Ramin Hanareh ont été pendus le vendredi 14 juillet. Mashallah Sayad Novin et Mohammad-Reza Sadeghi ont été pendus le 15 juillet.

Quatre prisonniers pendus à Ispahan
iranhr.net, 17 juillet 2017
Saied Diagar et Morteza Barghami et deux autres détenus ont été pendus le 17 juillet dans la prison centrale d'Ispahan pour des crimes liés à la drogue et à « la guerre contre Dieu ».

Un détenu exécuté à Zabol après deux jours de torture
humanrightsiniran.org, 22 juillet 2017
Détenu depuis 7 ans, Salman Mir-Shahi, 35 ans, a été pendu dans la prison de Zabol après avoir été enchaîné pendant deux jours à un poteau. Il a été arrêté pour des trafic de drogue.

Exécution à Mazandran
zandaniran.blogspot.al, 21 juillet 2017
Reconnu coupable d’homicide, un jeune homme identifié par son nom de famille Yaghoubi a été pendu le 19 juillet dans la prison de Nashtaroud à Mazandaran.

Un détenu exécuté à Rajai-Shahr 
iranhr.net, 21 juillet 2017/
Accusé de meurtre, le prisonnier Mansour Mahmoudi a été pendu le 17 juillet dans la prison de Rajai-Shahr à Karaj. 

Trois prisonniers pendus à Ispahan
hra-news.org, 24 juillet 2017
Mohsen Abdi, Javad Mir et un autre prisonnier prénommé Habib ont été pendus sur des accusations liées à la drogue dans la prison centrale d'Ispahan. Habib était un ressortissant afghan et il y a des soupçons que Javad Mir avait moins de 18 ans lors de son arrestation. 

Prisonnier pendu dans la prison de Noshahr
Agence de presse officielle ROKNA, 26 juillet 2017
Accusé de meurtre, un prisonnier de 30 ans a été pendu à ce jour dans l’enceinte de la prison de Noshahr. 

Cinq prisonniers kurdes pendus à Oroumieh
Agence Kurdpa, 27 juillet 2017
Trois citoyens kurdes ont été pendus dans la prison centrale d'Oroumieh. 
Deux autres citoyens Farhad Mousa Zadeh et Davoud Maldar ont été exécutés le mercredi 26 juillet, dans la même prison. 

Une jeune femme de 25 ans exécutée à Babol
CNRI Femmes, 28 juillet 2017 
Une femme de 25 ans a été exécutée à l'aube du 26 juillet 2017 à la prison centrale de Babol, dans le nord de l'Iran.
Elle n'a pas été identifiée dans la presse et les responsables en charge n'ont pas annoncé officiellement cette exécution.
Elle devient la80ème femme exécutée sous la présidence du mollah Rohani en Iran.






































csdhi

Les Iraniennes en révolte