Situation des Femmes en Iran

Public

05 août 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

AFIF INFOS
Juillet 2017
 ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 
afifem2001@yahoo.fr

Grand Rassemblement à Paris pour un Iran libre
« En avant avec la Résistance iranienne, un changement de régime à portée de main » était le slogan d’un très grand rassemblement pour un Iran Libre qui s'est déroulé à Villepinte le samedi 1er juillet. 
AFIF, 1er juillet 2017
Il s’agissait de la mobilisation internationale annuelle à l’initiative du Conseil nationale de la Résistance iranienne (CNRI) à la quelle participent de nombreuses personnalités venues du monde entier et qui a pour objectif de dénoncer les crimes du régime des mollahs au pouvoir en Iran et son rôle déstabilisateur dans la région. Plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient réunies pour soutenir le changement démocratique dans ce pays et réclamer la fin de la dictature théocratique.
Intervenue lors de cette immense manifestation de force, Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne a insisté sur le fait que « le changement de régime en Iran est nécessaire et à portée de main » et qu' « une alternative démocratique efficace existe ». Elle a également rappelé que « le Corps des gardiens de la révolution doit être placé sur la liste noire, les mollahs doivent être isolés par la communauté internationale, les sièges de l'Iran doivent être remis à la Résistance iranienne ».

Le rassemblement annuel de la Résistance iranienne à Paris avait réuni, comme les années précédentes, de dizaines de milliers d’Iraniens de la diaspora où la présence massive des femmes et des jeunes attirait l’attention. Etaient également présents et de plus en plus nombreux, les soutiens politiques internationaux de la principale force d’opposition au régime iranien.
Des personnalités politiques de tout bord venus des États-Unis, d’Europe, du Moyen-Orient et des autres continents ont participé au rassemblement de Villepinte et notamment une délégation des élus français, les anciens ministres Rama Yade et Bernard Kouchner, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, le sénateur Joseph Lieberman, Ed Rendell, Ingrid Betancourt, John Bolton ou encore l’ancien ministre des Affaires étrangères canadiennes John Baird, pour n’en citer que quelques-uns.

Des prestations musicales de plusieurs artistes iraniens et internationaux ont animé cette impressionnante réunion politique.


Huit individus défilés en public par les forces de sécurité
Agence de presse officielle Mehr, 1er juillet 2017
Les forces de sécurité de la ville de Pakdacht (sud-ouest de Téhéran) ont défilé publiquement huit condamnés dans les rues de cette ville samedi. Ils ont été arrêtés dans une attaque surprise par les forces de sécurité. « Ceux qui perturbent la paix devraient savoir qu'ils seront traités avec force", a déclaré Salman Adineh-Vand, le commandant de ces forces de Pakdacht. 

Flagellation publique à Malayer
Agence de presse officielle ISNA, 4 juillet 2017
Le Procureur de la ville de Malayer a annoncé la flagellation publique d'un homme accusé de harceler une femme. "Cet homme âgé d'environ 30 ans a été condamné à deux ans de prison, 74 coups de fouet en public et deux ans d'exil à une ville à l'est du comté", a déclaré Abbas Najafi. "Le pouvoir judiciaire et les forces de sécurité de l'État, avec une totale conscience, identifient les criminels et les punissent en conséquence", a-t-il ajouté. 

Le véhicule des femmes qui enlèveront leur voile sera saisi 
CNRI, 5 juillet 2017
Le procureur de Mazandaran a annoncé cette semaine des « conséquences sérieuses» pour les femmes qui «se dévoilent» (enlèvent l’hijab) dans leur voiture et la saisie du véhicule.
Assadollah Jafari a déclaré : « Avec le début de la saison chaude, des départs en vacances et des voyages au bord de la mer, l’article 638 du Code pénal islamique sera mis en œuvre par les responsables des juridictions contre celles qui enlèvent le voile en public et un casier judiciaire sera ouvert ».
Jafari a également annoncé la saisie des véhicules dont les passagères ne respectent pas le port du voile : « Les véhicules publics et personnels, les motos, les bateaux, les jets skis et tous les autres véhicules à moteur dont les passagères ne sont pas voilées, seront saisis et transférés dans des parkings. L’accusée sera inculpée selon la loi»…
Le 11 mars 2013, Assadollah Jafari et 8 autres responsables ont été sanctionnés par l’Union européenne et placés sur la liste des « violateurs sérieux des droits de l’Homme». Les ministres des Affaires étrangères européens ont demandé une interdiction d’entrée sur le territoire européen.

Sept millions d’enfants travailleurs en Iran
ncr-iran.org, 6 juillet 2017
Les médias iraniens ont publié des rapports au sujet de sept millions d'enfants travailleurs dont la moyenne d’âge est de 12 ans. Parmi eux, 3,2 millions enfants ont été contraints d’abandonner l’école pour travailler. Un nombre important d'enfants sont maltraités dans le secteur du commerce et le trafic de la drogue en Iran, a rapporté l'agence de presse officielle ISNA qui a cité trois responsables du régime le 2 juillet 2017.

Iran - 238 exécutions en six mois 
Iran Human Rights Monitor /CSDHI, 6 juillet 2017 
Au cours des six premiers mois de l’année 2017, au moins 238 exécutions ont été menées en Iran, dont 12 pendaisons publiques, sept femmes et trois délinquants juvéniles.
129 personnes ont été exécutés pour des infractions liées à la drogue, tandis que 5.000 demeurent dans le couloir de la mort sur des charges similaires.
Ces exécutions vont à l’encontre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Depuis début du mois de juillet, l'Iran vit une nouvelle vague d'exécutions. Au total, 19 exécutions ont eu lieu entre le 1er et le 5 juillet, dont deux en public…

136 ressortissants de 27 pays étrangers détenus à la prison d'Evine
Site web officiel T News (tnews.ir), 6 juillet 2017
Mostafa Mohebi, chef de l’Organisation pénitentiaire de Téhéran, a déclaré que 136 ressortissants étrangers de 27 pays sont actuellement détenus dans la prison d'Evine à Téhéran.

Un homme et une femme condamnés à la flagellation pour relation illégitime
Site web officiel Tabnak, 6 juillet 2017
Une femme mariée et un jeune homme qui ont été accusés d'avoir un mariage illégitime ont été condamnés à la flagellation, à l'exil et au travail forcé. Ils ont été acquittés de l'accusation d'adultère au tribunal mais reconnus coupables d'avoir une relation illégitime.
Condamnés chacun à 100 coups de fouet, la femme a également été condamnée à un an de travail forcé dans un centre d'aide sociale alors que l'homme fut condamné à l’exil dans une ville de la province du Sistan et du Baloutchistan.

Une ado assassinée pour refuser un mariage forcé 
CSDHI, 7 juillet 2017 
Narguess Ali-Chojaï, une adolescente de 17 ans a été tuée par son frère dans un village reculé du sud-ouest de l'Iran, parce qu'elle refusait d'être mariée de force. Il l'a abattue d'une balle.
Le drame est survenu le 3 juillet dans les faubourgs de la ville de Behbaban. La famille voulait la marier à son cousin. Pour y échapper, elle avait tenté de suicider. Quelques heures après, ayant survécu à sa tentative, son frère l'a achevée de trois balles… Le frère a été arrêté et la jeune fille enterrée le jour-même.
La charia en vigueur en Iran des mollahs prévoit d'exonérer devant un tribunal les mâles de la famille s'ils estiment de leur devoir religieux de tuer une parente.

Une présentatrice interdite à la télévision d'État pour avoir joué au théâtre
Agence de presse officielle ROKNA, 9 juillet 2017
La présentatrice Shirin Samadi, a été interdite d'apparaître à la télévision parce qu'elle a joué dans une pièce de théâtre. Sur sa page personnelle d'Instagram, elle a écrit : «J'ai été empêchée d'apparaître à la télé pour avoir participé à une pièce appelée « Le sommeil humide du poisson ». Shirin Samadi avait animé de nombreuses émissions de télévision, y compris "Good Morning, Iran"…

Mariages forcés des filles de moins de 10 ans à Khorasan
Agence de presse officielle ISNA, 10 juillet 2017
La responsable du Département des affaires féminines de la province de Khorasan Razavi a déclaré qu'il y avait 94 cas de mauvais traitements infligés aux enfants dans cette province l'année dernière ... "Selon les registres, dix filles âgées de moins de 10 ans se sont mariées l'année dernière", a ajouté Fereshteh Saljoughi. 

Citoyenne bahaïe transférée en prison pour purger une peine de 18 mois
humanrightsiniran.org, 11 juillet 2017
Shiva Rohani, une Iranienne de confession bahaïe a été transférée à la prison d'Amir Abad de Gorgan pour purger sa peine de 18 mois.
Au cours de la semaine écoulée, douze bahaïs résidant à Gorgan ont été arrêtés par les forces de sécurité ou convoquées par le système judiciaire ou les services pénitenciers... 

Plus de 27 000 personnes interdites de quitter l'Iran l'année dernière
Agence de presse officielle Tasnim, 12 juillet 2017
En 2016, sur ordre du Procureur général, 27820 personnes ont été interdites de quitter le pays alors que 9173 étaient interdites de faire des affaires commerciales. De même, en 2016, les comptes bancaires de 45772 personnes ont été clôturés sur ordre du Procureur général. 

La mer Caspienne en crise environnementale
ISNA/ IranManif, 12 et 19 juillet 2017
Le chef du Centre national d'études et de recherches de la mer Caspienne a déclaré que selon un rapport de l'ONU sur l'environnement, l'état de la mer Caspienne est déplorable. "La mer Caspienne a 10 millions d'années ... mais au cours des dernières années, le niveau de la mer a diminué de 70 cm", a déclaré Daryoush Yousefi…
Le niveau de la mer Caspienne baisse et cela se voit dans le golfe de Gorgan dans le nord de l'Iran. Les côtes en pâtissent, la pollution devient évidente, les pêcheurs perdent leur travail et la beauté des paysages disparait en même temps que les touristes. 
La pollution porte un coup à l'économie de la région et les autorités ne consacrent pas de budget suffisant pour enrayer ce mal. 

Iran - plus d'une exécution tous les quatre heures en juillet
Iran Human Rights (iranhr.net), 13 juillet 2017
Suite à une pause dans les exécutions pendant le mois du Ramadan, les exécutions en Iran ont considérablement augmenté depuis le samedi 1er juillet.
Au cours des douze derniers jours, Iran Human Rights a signalé 56 exécutions menées en Iran. 31 des 56 prisonniers auraient été pendus par des accusations liées à la drogue. Seuls sept des 56 exécutions ont été signalés par des sources officielles iraniennes, y compris la judiciaire et les média publics.

Iran : les diplomates étrangers visitent la prison d'Evin, une «mise en scène crue de relations publiques»
Amnesty International, 13 juillet 2017  
La semaine dernière, les autorités iraniennes ont organisé une visite rare dans l'une des prisons les plus infâmes du pays pour des représentants de 45 missions diplomatiques étrangères en provenance d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud... 
Amnesty International et d'autres organisations de défense des droits de l'Homme au fil des ans indiquent des conditions inhumaines et insalubres à la prison d'Evin.
Amnesty International a appris qu'avant la visite, les autorités ont transféré des prisonniers de ces sections dans d'autres zones afin d'atténuer le surpeuplement et ont peint les murs. Ils ont également averti les prisonniers de ne pas rapprocher des diplomates ni exprimer aucune critique…
En Iran et dans le monde entier, la prison d'Evin symbolise la répression politique iranienne. Il a détenu des centaines de militants pacifiques, de journalistes, d'intellectuels et d'avocats des droits de l'homme tout au long de leur histoire honteuse.
La délégation a également été empêchée d'accéder aux zones contrôlées par le Ministère de l'Intelligence et des Gardiens de la Révolution, où les détenus sont régulièrement soumis à la torture et à d'autres mauvais traitements.
La visite très médiatisée à la prison d'Evin était clairement une cascade de PR orchestrée par les autorités iraniennes pour couvrir la vérité sombre de la prison

Le niveau de pollution de l'eau de Téhéran atteint des niveaux alarmants
Agence de presse officielle ISNA, 14 juillet 2017
Le responsable de l'Agence de protection de l'environnement de Téhéran a annoncé que Téhéran est très polluée. "On ne peut pas voir la pollution de l'eau, mais c'est aussi important que la pollution atmosphérique", a déclaré Nasser Mehrdadi. 
Il a demandé que le conseil municipal de la capitale appuie le plan de surveillance des industries polluantes pour purifier l'eau. 

Plus de 60% de la population reste inactive en Iran
Agence officielle Mehr /CSDHI, 15 juillet 2017
La population inactive en Iran a dépassé la barre des 61% ; la majorité des demandeurs d'emploi sont des jeunes et des diplômés. Les gens qui ont fait des études ne sont pas satisfaits de la situation du marché du travail. Ils sont désespérés, ne cherchent plus d'emploi ou le font sans parvenir à un résultat…
Les salaires ne sont pas payés, 90% des ouvriers vivent sous le seuil de pauvreté, ainsi que les enseignants. 95% des ouvriers constituent une force de travail qui n'est embauchée que par des contrats temporaires.

Concerts féminins interdits dans presque toutes les provinces iraniennes
Agence de presse officielle ILNA, 17 juillet 2017
Une ancienne membre d'un groupe féminin de musique traditionnelle a critiqué l'interdiction des concerts féminins dans diverses provinces.
« À l'exception de Téhéran et de Sanandaj, aucune autre ville n'accorde des garanties aux concerts féminins. J'ai demandé à plusieurs reprises un mandat pour jouer dans ma propre ville, mais il n'a jamais été accepté », a déclaré Baran Rezaie.
"J'ai essayé de tenir des concerts féminins à Rasht, Ispahan, Karaj, Kermanchah, Yazd, Saghez et Chiraz, mais ils sont tous interdits", a-t-elle ajouté.

Confessions choquantes d'Ali Fallahian, ancien ministre du Renseignement concernant le massacre de 1988 en Iran
ncr-iran.org, 19 juillet 2017
Ali Fallahian, ancien ministre du Renseignement du régime iranien, a fait des déclarations inédites dans une interview avec Aparat Internet TV : « En ce qui concerne les Moudjahidine du Peuple et tous les groupes Mohareb (ennemis de Dieu), le verdict est la peine de mort... L’Imam (Khomeiny) a déclaré que leur verdict est la peine de mort... M. Moussavi (Tabrizi), qui était le Procureur général de la Révolution, avait coutume de dire qu'il n'y a pas besoin de procès du tout... cela n'a aucun sens que nous en fassions usage, disait-il. (...) L’Imam a insisté à plusieurs reprises sur le fait que vous devriez veiller à ne pas les laisser partir. L’Imam a toujours souligné que vous devriez toujours être prudent de ce côté-ci (veillez à ce qu’ils ne soient pas épargnés) ... Le verdict qui les concerne doit toujours être l’exécution. Cela a toujours été son verdict en tant que Guide Suprême, aussi bien avant l’affaire de 1988, qu’après »…

La censure n'est pas efficace, déplore le ministre de la Communication en Iran
ncr-iran.org, 22 juillet 2017
Le ministre iranien de la Communication, Mahmoud Vaezi a admis, le 19 juillet 2017 dans une interview avec la presse, l'inefficacité de la censure : « Nous avons bloqué de nombreux réseaux sociaux pendant ces quatre dernières années. Cependant, les gens ont rejoint d'autres réseaux sociaux. Dès que nous avons bloqué le fournisseur d'accès chinois, WeChat, environ 3,5 millions de personnes ont rejoint WhatsApp dans les 24 heures suivantes…

Un jeune athlète tué par les pasdaran en Iran
ncr-iran.org, 22 juillet 2017
L’assassinat d’Asghar Nahvipour, un jeune athlète iranien, par la police dans une station de métro de Shahre Rey, au sud de Téhéran, a soulevé une vague de colère et d’indignation à travers le pays. Cet incident a eu lieu le samedi 15 Juillet quand Nahvipour protestait contre un mollah qui était en train de harceler de jeunes femmes sous prétexte de « mauvais hijab ». Les témoins affirment qu'il a été tué à bout portant par la police, alors qu’il criait : « Nous ne voulons pas de ces mollahs. Nous ne voulons pas de cet islam. Quel genre de pays avons-nous ? Quel genre d’islam avons-nous à faire ? »
« Les autorités iraniennes n’ont pas autorisé sa famille à organiser une cérémonie dans sa ville natale et ont déchiré les affiches de ses funérailles. Les agents des services du Renseignement ont interdit à la famille d’organiser toute manifestation publique, d’évoquer la question ou même de pleurer sur la tombe de leur être cher.»

Les lauréats du prix Nobel condamnent les exécutions en Iran et appellent l'ONU
newsblaze.com, 22 juillet 2017
Un groupe de lauréats du prix Nobel s'est déclaré profondément préoccupé par la persistance des violations des droits de l'Homme en Iran. 21 Prix Nobel des États-Unis, du Canada, de l'Allemagne et de la Norvège ont publié une lettre demandant au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, d'utiliser ses bons offices «par l'intermédiaire du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU pour suivre de près la situation des droits humains en Iran, informer le monde des violations commises dans ce pays et de les  condamner ». Ils demandent « un arrêt immédiat des arrestations, des tortures et des exécutions arbitraires… »

Appel à faire cesser les exécutions incessantes en Iran
Les Droits de l’Homme en Iran/CSDHI, 24 juillet 2017 
Au cours des six premiers mois de 2017, au moins 238 exécutions ont eu lieu en Iran, dont douze pendaisons publiques, sept femmes et trois délinquants juvéniles.
129 personnes ont été exécutées pour des infractions liées à la drogue, tandis que 5000 restent dans le couloir de la mort sur des accusations similaires.
Ces exécutions vont à l’encontre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Depuis le début du mois de juillet, l'Iran est le théâtre d’une nouvelle vague d'exécutions…

Un mollah iranien : « l’abandon de la vertu est à l’origine des maux sociaux »
CNRI, 27 juillet 2017 
Le mollah Imani, représentant du Guide suprême iranien dans la province de Fars et chef de prière du vendredi à Chiraz, a évoqué les différents maux de la société en 2016 qui sont plus élevés qu’en 2015, notamment l’addiction à la drogue, le nombre très bas des mariages, l’augmentation des divorces, la pauvreté, le chômage.... Selon lui, cette situation est due à « l’abandon de la vertu et du combat contre le vice »…

Des prisonnières politiques en Iran écrivent aux ambassadeurs de 45 pays
women.ncr-iran.org, 27 juillet 2017
Les prisonnières politiques Aetna Daemi et Golrokh Iraee ont écrit une lettre ouverte aux ambassadeurs de 45 pays en poste en Iran qui ont suivi une visite guidée à la sinistre prison d'Evine de Téhéran le 5 juillet 2014.


En Iran, l’autre « Auschwitz »
Quotidien Libre, 27 juillet 2017      Par Hamid Enayat 
« Selon l’agence de presse iranienne Fars News Agency, qui appartient aux gardiens de la révolution, l’ayatollah Ahmad Khatami a déclaré, lors de la prière du 21 juillet dernier, que le massacre des prisonniers politiques en 1988 (suite à la fatwa de Rouhollah Khomeiny, fondateur de la République islamique), était une entreprise précieuse, et qu’il fallait décerner des médailles à ceux qui l’ont commis (le massacre)… »

Une cheffe islamiste : «Les femmes ne doivent pas quitter le pays sans l’autorisation de leur époux » 
Fars/ncr-iran.org, 30 juillet 2017 
Minoo Aslani, cheffe de la Société féminine de Basij, une milice extrémiste contrôlée par l’Etat iranien, s’est opposé au fait que les femmes puissent quitter le pays sans l'autorisation de leur époux. « Autoriser les femmes à quitter le pays sans l'autorisation de leur mari est contraire à la loi de la charia islamique », a-t-elle déclarée. 
Affirmant que « la promotion des enseignements féministes déstabilisent les familles », elle a exhorté le président du Parlement des mollahs à faire preuve d’attachement aux principes de la charia, « de sorte que la société ne s’éloigne pas des principes religieux ».
Concernant la suppression des lois sur le départ des filles à l’étranger, Aslani a alerté que « les nombreux exemples de départ des jeunes filles sans autorisation du père ont prouvé les nombreux dégâts que cela pouvait provoquer. »
La Société féminine de Basij est l’un des 22 sous-groupes de l'Organisation Basij Mostazafin. Appelée originellement «les Sœurs Basijis », la sinistre organisation paramilitaire et sécuritaire, est fortement impliquée dans la répression des femmes et des jeunes filles en Iran.

Le député Jacques Maire attire l’attention du ministre français des sports sur la situation des Iraniennes
iranfocus.com, 28 juillet 2017
Le député Jacques Maire (La République en Marche - Hauts-de-Seine) a interrogé cette semaine la ministre des sports, Laura Flessel, au sujet de la ségrégation sexuelle dont sont victimes les femmes lors des manifestations sportives en Iran.
Il a écrit dans sa lettre à la nouvelle ministre du sport : « Les Iraniennes font l'objet de discriminations répétées et se voient refuser leur droit d'entrée dans les stades en dépit des injonctions des instances sportives internationales ». Il souhaite donc connaître la position de la France sur cette forme de ségrégation sexuelle lors des manifestations sportives, contraires au quatrième principe fondamental de la Charte olympique.
Il souhaite, en outre, savoir ce que compte faire la ministre, dans le contexte de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024 et ultérieurement, pour manifester son soutien aux Iraniennes et Saoudiennes victimes de cette discrimination sur le sexe dans le milieu du sport. « La pratique du sport est un droit de l'homme. Chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d'aucune sorte » (principes fondamentaux de l'olympisme, article 4). »

Iran : un avenir désastreux attend les jeunes mariées
Agence de presse officielle IRNA, 30 juillet 2017
41 000 enfants de moins de 15 ans se marient chaque année en Iran.
La sociologue et écrivaine, Rayeheh Mozaffarian, a annoncé ces chiffres sur le mariage des filles en Iran et a ajouté : « 37.111 filles de moins de 15 ans se sont mariées en 2014 avec des hommes de différents âges, tandis que 1 249 filles ont divorcé en même temps ».
Mozaffarian a également révélé que le plus grand nombre de filles mariées ayant moins de 10 ans se trouvaient dans la province du sud-est du Sistan et du Baloutchistan. Viennent ensuite les provinces de Razavi Khorassan, de l'Azerbaïdjan de l'Est et du Khouzistan pour les mariages d'enfants de 10 à 14 ans en 2014.
Selon elle, La grossesse précoce inflige les plus grands dommages psychologiques et physiques aux filles mariées ... Actuellement, près de 1700 adolescentes enceintes de moins de 15 ans connaissent leur première grossesse.
Mozaffarian a également déclaré : « Le plus grand nombre de mères qui meurent entre 25 et 30 ans appartiennent à la province d'Hormozgan. En moyenne, ces femmes ont donné naissance à trois enfants jusqu'à cet âge. Elles risquent de mourir après le 3ème accouchement». 

Epouse d'un activiste Internet arrêtée
humanrightsiniran.org, 31 juillet 2017
Nasrin Naiemi, épouse du militant Internet Soheil Arabi, a été arrêtée au matin du 31 juillet par les forces de sécurité et emmenée dans un lieu inconnu. Aucune information n’est annoncée sur la raison de cette arrestation. Soheil Arabi a été arrêté en 2013 après les accusations de Sarallah du Corps des gardiens de la révolution contre lui. Il a été sous pression et interrogatoire pendant deux mois dans le centre de détention des pasdaran.
Arabi a été accusé d'avoir insulté le leader et des responsables et répandre de la propagande contre le gouvernement.

L'enseignant emprisonné quelques jours après sa libération
Radio Zamaneh, 31 juillet 2017
Ismail Abdi, un enseignant qui a été libéré de la prison après une grève de la faim, a de nouveau été arrêté dans la rue le 27 juillet sans mandat et transféré à la prison d'Evine.
Son épouse a qualifié cette 'arrestation d' «enlèvement». Monir Abdi a déclaré que les agents n'avaient pas de mandat pour son arrestation. 

Les carnets de Shabnamn ancienne prisonnière politique : Pages noires des prisons d'Iran
CSDHI, 31 juillet 2017
Dans ses souvenirs bouleversants de prison en Iran où elle a passé cinq longues années (2009-2014), la militante étudiante Shabnam Madadzadeh désormais réfugiée à l'étranger, esquisse des portraits à vif de jeunes femmes broyées par la violence des mollahs tant dans la société iranienne que dans le système carcéral qui ne leur laissent aucune chance.

Des étudiantes interdites de stade en Iran
Site web Insaf, 31 juillet 2017 
En dépit des promesses faites, la direction du stade Enghelab a empêché des femmes d’entrer pour assister à un match de football entre deux clubs universitaires à Téhéran. 
La décision a soulevé les protestations des étudiantes, quand des agents de sécurité les ont forcées à sortir du stade. 
L'équipe qui a gagné le match a annoncé que si cela se répétait, elle s’abstiendrait de participer aux prochains matches en signe de protestation et qu’elle quitterait le stade.





Juillet 2017
101 exécutions

Le régime iranien a pendu à la chaine une centaine de prisonniers dont trois femmes, dans la plus grande impunité au mois de juillet. 
80 femmes ont été exécutées sous la présidence d’Hassan Rohani

Trois prisonniers, dont une femme, pendus à Rasht
hengaw.info/iranhr.net, 1er juillet 2017
La peine de mort de trois prisonniers condamnés pour des accusations liées à la drogue a été pratiquée dans la prison centrale de Rasht. L'identité des condamnés est annoncée étant Jafar et Zeinab Sadanlo et Salaheddin Par. 

Un homme pendu dans la prison d'Ispahan
humanrightsiniran.org, 2 juillet 2017
Au moins un prisonnier, Omid Dinari, a été pendu au matin du 2 juillet dans la prison d'Ispahan pour des accusations liées à la drogue.

Un prisonnier pendu à Zanjan
hra-news.org, 2 juillet 2017
Abbas Soghi, 38 ans, a été pendu samedi matin dans la prison centrale de Zanjan. Selon une source informée, il était marié et travaillait comme chauffeur de taxi avant de trouver de la méthamphétamine sur lui. 

Exécution à la prison centrale de Zahedan
hrdai.org, 3 juillet 2017
Hossein Rigi, un prisonnier de 50 ans détenu depuis sept ans a été pendu le 2 juillet dans l’enceinte de la prison centrale de Zahedan.

Deux hommes pendus en public à Torbat Heidarieh
Agence de presse officielle Jam News, 4 juillet 2017
Reconnus coupables de viol, deux hommes âgés de 26 et 30 ans ont été pendus publiquement à Torbat Heidarieh près de Machhad.

Au moins dix prisonniers exécutés dans la prison de Rajai-Shahr 
Zandaniran, 5 juillet 2017
Douze condamnés à mort ont été transférés le 2 juillet à l'isolement pour être exécutés dans la prison de Rajai-Shahr. La peine de mort pour au moins dix d’entre eux a été menée le 5 juillet. La plupart des prisonniers étaient accusés de meurtre. 

Un prisonnier pendu à Chiraz 
Zandaniran, 5 juillet 2017
Au moins un prisonnier a été pendu dans la prison d'Adel-Abad à Chiraz. Abbas Mozdour avait été accusé d’homicide et détenu dans cette prison depuis 2014.

Deux prisonniers pendus à Maragheh
iranhr.net, 7 juillet 2017
Le matin du 5 juillet, deux prisonniers ont été pendus dans la prison de Maragheh pour des accusations de meurtre. Ils ont été identifiés étant Hojat Imani, 34 ans, et Jafar Seyed Rasouli, 36 ans.

Exécutions en masse dans la prison de Rajai Shahr
Droits de l’Homme en Iran, 7 juillet 2017 
Douze prisonniers condamnés à mort ont été transférés en isolement en prévision de leurs exécutions, le 2 juillet. Au moins sept d’entre eux ont été pendus parmi lesquels Omid Rostami, 28 ans, et Abbas Yusefipour, alors que deux autres ont été renvoyés dans leurs cellules. 
Il n'y a pas d'information disponible sur le sort des trois autres. Un certain nombre de prisonniers ont été exécutés sur la base d'aveux qui leur ont été arrachés par la force sous la torture.

Quatre prisonniers pendus à d'Orumieh
iranhr.net, 8 juillet 2017
La peine de mort à l’égard de quatre prisonniers a été menée le matin du 8 juillet, dans la prison d'Oroumieh. Khalil Moussavi Kousi, Mirhaj Abdi, Kheiroddin Mashmoul et Sofi Kolonakzadeh Gongchin ont tous été reconnus coupables de crimes liés à la drogue.

Deux exécutions à Rajai-Shahr 
Site web officiel Mashregh News, 9 juillet 2017
Deux personnes condamnées à mort pour enlèvement et viol ont été pendues dans la prison de Rajai-Shahr à Karaj. 

Le père d'un enfant autiste pendu à Mahabad
Site hengaw.info, 10 juillet 2017
Cheikh Morad Irabhimi a été pendu au matin du 10 juillet dans la prison centrale de Mahabad. Ce citoyen kurde a été arrêté en 2012 pour transporter des stupéfiants et a été condamné à mort. Selon une source bien informée, il est le père d'un enfant autiste âgé de 7 ans. 

Deux prisonniers pendus à Gorgan 
iranhr.net, 11 juillet 2017
Deux prisonniers ont été pendus au matin du lundi 10 juillet dans la prison centrale de Gorgan. Saadatollah Nouri, 50 ans, et Mohammad-Taghi Saravani, 32 ans, ont été pendus pour des accusations liées à la drogue.

Deux exécutions dans la prison centrale de Semnan
Agence de presse officielle ROKNA, 11 juillet 2017
Deux prisonniers condamnés à mort pour des crimes liés à la drogue ont été pendus dans la prison centrale de Semnan. Leurs identités ne sont pas connues.

Au moins dix détenus pendus dans la prison de Taibad
humanrightsiniran.org, 11 juillet 2017
Au moins dix prisonniers condamnés pour des crimes liés à la drogue ont été pendus à l'aube du 9 juillet dans la prison de Taibad (Khorasan). Trois d'entre eux étaient des ressortissants afghans. Quatre de ces prisonniers ont été identifiés comme Nasser Karimi, Mahmoud Teimouri, Abolfazl Mokhteh Baz et Ahmad Sheikhi.

Au moins 7 prisonniers pendus dans la prison de Rajai-Shahr
hra-news.org, 12 juillet 2017
Sept prisonniers ont été exécutés ce matin pour homicide dans la prison de Rajai-Shahr. Ils sont identifiés étant Mehrdad Sabeie Afshar, Mohammad Shirzad, Hamid Islami, Mehdi Ahmadi, Nader Kamani, Vali Khazaie et Mohammad Hamehvand. 

Deux prisonniers pendus à Hamedan
iranhr.net, 12 juillet 2017
Deux détenus ont été pendus le 12 juillet dans la prison centrale de Hamedan. Ils ont été reconnus coupables de trafic de drogue. L'un d'eux a été identifié étant Samad Abdali.

Un détenu exécuté à Oroumieh 
iranhr.net, 12 juillet 2017
Le détenu Barzou Sheikhi a été pendu dans la prison centrale d'Oroumieh. Il a été reconnu coupable de meurtre. 

Un homme pendu dans la prison de Zahedan
hra-news.org, 12 juillet 2017
Le prisonnier Mohammad Shahnavazi a été pendu au matin du 12 juillet dans la prison centrale de Zahedan.

Quatre détenus dont un délinquant mineur pendus à Zahedan 
Campagne des militants Baloutchs, 15 juillet 2017
Le prisonnier Sharif Rigi a été pendu le 13 juillet dans la prison de Zahedan pour meurtre. Trois autres, Cheikh Mahmoud Baloutchezhi, 50 ans, Kabir Dehghanzehi, 21 ans, et Dad Mohammad Dehghanzehi ont été exécutés le 15 juillet dans cette prison pour des crimes liés à la drogue. Selon les rapports, Kabir Dehghanzehi avait 13 ans lorsqu'il avait été arrêté. 

Un détenu pendu dans la prison de Zabol
humanrightsiniran.org, 15 juillet 2017
Yousef Rigi, 28 ans, détenu depuis cinq ans dans la section 1 de la prison de Zabol, a été pendu le 15 juillet dans l’enceinte de cette prison pour des accusations liées à la drogue.

Trois prisonniers pendus dans les prisons Parsilon et Oroumieh
humanrightsiniran.org, 15 juillet 2017
Le détenu Najameddin Safipour a été exécuté pendus le 15 juillet dans la prison de Parsilon. 
Mashallah Sayadnovin et Mohammad-Reza Sadeghi, deux autres prisonniers pendus dans la prison centrale d'Oroumieh. 

Pendaison dans la prison de Chabahar 
Campagne des activistes Baloutch, 16 juillet 2017
Akhardad Hamli a été exécuté le 16 juillet dans la prison de Chabahar. Il a été détenu pendant 8 ans pour des accusations liées à la drogue.

Trois prisonniers pendus dans la prison de Zahedan et Iranshahr
hra-news.org, 16 juillet 2017
Yousef Bozorgzadeh, 46 ans, détenu depuis 11 ans et Ibrahim Damani emprisonné depuis six ans ont été pendus le 16 juillet dans la prison centrale de Zahedan. Un troisième prisonnier, Abdoljalil Shahli a été pendu le même jour dans la prison d'Iranshahr. 

Cinq personnes pendues dans la prison d'Oroumieh
iranhr.net, 17 juillet 2017
Cinq personnes ont été exécutées dans la prison centrale d'Oroumieh. Tous ont été accusés d'infractions liées à la drogue. Parviz Tamaripour, Faramarz Asgharzadeh et Ramin Hanareh ont été pendus le vendredi 14 juillet. Mashallah Sayad Novin et Mohammad-Reza Sadeghi ont été pendus le 15 juillet.

Quatre prisonniers pendus à Ispahan
iranhr.net, 17 juillet 2017
Saied Diagar et Morteza Barghami et deux autres détenus ont été pendus le 17 juillet dans la prison centrale d'Ispahan pour des crimes liés à la drogue et à « la guerre contre Dieu ».

Un détenu exécuté à Zabol après deux jours de torture
humanrightsiniran.org, 22 juillet 2017
Détenu depuis 7 ans, Salman Mir-Shahi, 35 ans, a été pendu dans la prison de Zabol après avoir été enchaîné pendant deux jours à un poteau. Il a été arrêté pour des trafic de drogue.

Exécution à Mazandran
zandaniran.blogspot.al, 21 juillet 2017
Reconnu coupable d’homicide, un jeune homme identifié par son nom de famille Yaghoubi a été pendu le 19 juillet dans la prison de Nashtaroud à Mazandaran.

Un détenu exécuté à Rajai-Shahr 
iranhr.net, 21 juillet 2017/
Accusé de meurtre, le prisonnier Mansour Mahmoudi a été pendu le 17 juillet dans la prison de Rajai-Shahr à Karaj. 

Trois prisonniers pendus à Ispahan
hra-news.org, 24 juillet 2017
Mohsen Abdi, Javad Mir et un autre prisonnier prénommé Habib ont été pendus sur des accusations liées à la drogue dans la prison centrale d'Ispahan. Habib était un ressortissant afghan et il y a des soupçons que Javad Mir avait moins de 18 ans lors de son arrestation. 

Prisonnier pendu dans la prison de Noshahr
Agence de presse officielle ROKNA, 26 juillet 2017
Accusé de meurtre, un prisonnier de 30 ans a été pendu à ce jour dans l’enceinte de la prison de Noshahr. 

Cinq prisonniers kurdes pendus à Oroumieh
Agence Kurdpa, 27 juillet 2017
Trois citoyens kurdes ont été pendus dans la prison centrale d'Oroumieh. 
Deux autres citoyens Farhad Mousa Zadeh et Davoud Maldar ont été exécutés le mercredi 26 juillet, dans la même prison. 

Une jeune femme de 25 ans exécutée à Babol
CNRI Femmes, 28 juillet 2017 
Une femme de 25 ans a été exécutée à l'aube du 26 juillet 2017 à la prison centrale de Babol, dans le nord de l'Iran.
Elle n'a pas été identifiée dans la presse et les responsables en charge n'ont pas annoncé officiellement cette exécution.
Elle devient la80ème femme exécutée sous la présidence du mollah Rohani en Iran.






































06 juillet 2017

Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran

 AFIF INFOS
Juin 2017
 ASSOCIATION DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE 
afifem2001@yahoo.fr

Les hôpitaux inspectés pour "hijab approprié"
Site web officiel Mashregh News, 1er juin 2017
Des équipes d'inspection mèneront des opérations par divers systèmes pour faire respecter la chasteté et le hijab. Dans une liste remise à tous les bureaux des gouverneurs, les noms des hôpitaux publics et privés ont également été répertoriés comme lieux où ces équipes inspecteront dès le mois de juin ... et les contrevenants seront punis.

Récit de la répression contre la liberté de l'information en Iran depuis le 1er janvier 2017
RSF, 1er juin 2017
https://goo.gl/diWKwA
Reporters sans frontières est préoccupée par l'état de santé de Narges Mohammadi. La journaliste et défenseure des droits de l'Homme a été hospitalisée, le 28 mai 2017, après une hémorragie utérine. Opérée le lendemain, la journaliste a été renvoyée en prison deux jours après…
Arrêtée le 5 mai 2015, elle a été condamnée à 10 ans de prison ferme un an plus tard. Le 17 mars 2017, elle a terminé de purger sa première peine de six ans de prison et entamé la 2ème, cette fois-ci de 10 ans.
La journaliste souffre de plusieurs maladies, notamment d’une paralysie musculaires. Elle est privée de soins médicaux dont elle a besoin, sa santé est en danger. Sa place n'est pas en prison. Nous demandons sa libération immédiate…

L’Iran est le premier consommateur d’héroïne et d’opium dans le monde
armandpachayan.wordpress.com, 2 juin 2017
Des 9 à 12 millions de personnes intoxiquées à l’opium et à l’héroïne, 2 millions se trouvent en Iran, indique un rapport du Centre des Recherches sur les narcotiques en Iran.
Ces chiffres ne concernent que l’opium et l’héroïne, et pas les autres stupéfiants, rappelle ce rapport qui ajoute que l’amphétamine est le produit narcotique le plus consommé en Iran, notamment chez les -25 ans.
Les évolutions de la toxicomanie en Iran se calquent étrangement sur les évènements politiques. « La ruée des divers produits narcotiques dans les universités du pays a commencé en 1999, après le soulèvement estudiantin de cette année », indique un militant estudiantin, sous couvert d’anonymat.
« Ça se vend comme des petits pains, moins chère qu’un paquet de cigarettes »... « Le régime tente ainsi d’éloigner la jeunesse des milieux et des activités politiques », affirme-t-il, avant de préciser que la prostitution a aussi infiltré les milieux universitaires.
La précarité est une autre source du développement de la toxicomanie, affirme Mohsen Taji, un sociologue iranien. Les produits narcotiques permettent à leurs victimes d’oublier par moment les stresses et leurs problèmes économiques, bien qu’ils « finissent par détruire les familles »…
«Les petits vendeurs sont séquestrés et même pendus, mais les gros échappent toujours à la justice », se plaint Reza, un petit vendeur d’héroïne qui a passé sept ans de sa vie sous les barreaux.

Jeune mère condamnée à la mort en prison avec son nourrisson
rokna.ir, 2 juin 2017
Une femme de 27 ans a été arrêtée il y a quelque temps sur une route dans la province du Sistan et Baloutchistan pendant qu'elle transportait des narcotiques. Elle a été condamnée à mort et transférée dans une prison à Machhad.
Mariée à l'âge de 15 ans et mère de six enfants, la jeune femme fut interpellée avec son nourrisson de moins d'un mois."… Mon mari était trafiquant. Quand mon sixième enfant est né, un mois après sa naissance, mon mari m'a demandé de prendre un paquet de méthamphétamine à Machhad avec mon enfant. Mais nous ne l'avons jamais fait et nous avons été arrêtés. Parce que mon enfant était un nourrisson, j'ai été emmenée en prison avec mon nouveau-né ", a-t-elle expliqué, ajoutant que "Le cauchemar de la mort m’empêche de dormir même pour un petit moment ».
L'identité de cette jeune femme n'a pas été publiée dans les médias officiels.

Mesures répressives pendant le Ramadan sous prétexte "d'infraction au jeûne"
CSDHI, 5 juin 2017 
« Manger ou faire semblant de manger en public et à l'intérieur de votre véhicule est considéré comme une infraction», ont déclaré les autorités en Iran
« Etre voilée de manière incorrecte et ne pas être voilée constitue aussi un délit, et le pouvoir judiciaire interviendra », a signalé l'agence Fars affiliée aux pasdaran, en citant le chef de la police de la circulation.
Pour justifier ce niveau d'ingérence dans la vie privée des Iraniens, un gardien de la révolution, Taqi Mohri, a déclaré : « L'espace intérieur d'un véhicule n'est pas privé ... manger en public pendant le Ramadan et dans une voiture est un délit et la police arrêtera ces individus et les présentera à la justice ».
Le chef de la police de la circulation a ajouté : « être voilée de façon incorrecte et ou ne pas porter de voile est aussi un délit et va à l’encontre des normes religieuses. Les forces de police qui observeront ce genre de comportements, défèreront ces individus au parquet.»

90 jeunes arrêtés pour «jouer dans l'eau» pendant le Ramadan
yjc.ir, 6 juin 2017
Le chef des forces chargées « de prohiber le vice et de promouvoir la vertu », a fait état de l’arrestation de 90 jeunes voyageurs en visite touristique qui s'amusaient et jouaient dans l'eau sur les hauts plateaux du village d'Arshiri (Fars). Ils sont accusés d’avoir participé à une fête mixte pendant le mois du Ramadan.
"Les forces de sécurité ont été envoyées dans la région et ont traité les briseurs de normes au Ramadan", a ajouté le colonel Rostami.

Les membres d’un club de lecture condamnés à la prison pour « promotion du féminisme »
CSDHI, 6 juin 2017 
Huit militants politiques et des droits civils ont été condamnés à une peine d'emprisonnement pour avoir lu et propagé de la littérature féministe en Iran, deux ans après leur mise en accusation et lors d'un procès collectif qui a limité leurs défenses à trois phrases écrites.

Les forces de sécurité exhibent un jeune homme, la tête recouverte d’un foulard
CSDHI, 6 juin 2017 
Les forces de sécurité ont fait défiler un jeune dans les rues de Marivan, dans le Kurdistan iranien, avec un foulard de femme sur la tête.
Ce châtiment a déclenché une vague d'indignation dans la rue qui a assisté non seulement à l’humiliation d'un jeune homme, mais aussi à l'humiliation de toutes les Iraniennes qui sont contraintes à porter le voile.

Un homme pendu à Khoram-Abad
iranhr.net, 7 juin 2017
Le 6 juin au matin, un prisonnier identifié étant Homayoun Toulabi a été pendu dans la prison centrale de Khoram-Abad.
Il avait été condamné à une « rétribution » sur des accusations de meurtre. Il avait purgé six ans de prison.

Deux détenus Kurdes exécutés à Kermanchah 
kurdpa.net, 8 juin 2017 
Les responsables de la prison de Dizel Abad à Kermanchah ont annoncé la pendaison de deux prisonniers kurdes deux semaines après leurs exécutions. Il s'agit de Mohammad Khosravi et Omid Teimouri. Ils étaient accusés de vol et d’homicide.

Les femmes exclues des tribunes de la Ligue internationale de volleyball
Radio Zamaneh/csdhi.org, 8 juin 2017 
Les femmes n’ont pas eu le droit d'acheter des billets des matchs de la Ligue internationale de volleyball, organisés par l'Iran, qui commenceront la semaine prochaine.
Le site Web pour l'achat de billets avertit les utilisateurs avant l'achat des billets que le « quota de billets pour les dames et les messieurs est complètement séparé et il n'y a aucun moyen d’intervertir les quotas. Ceux qui achètent à partir de l'autre quota (une femme qui achète des billets destinés aux hommes) n’auront pas le droit d'entrer dans le stade » ... Ceux qui sont allés sur le site internet dès le début de la vente de billets ont vu ce message : « Malheureusement, il n’y a plus de billets pour les femmes ».

Alamol-Hoda : les femmes qui encouragent les équipes sportives sont "epitome du péché"
Site web officiel aparat.com, 11 juin 2017
Ahmad Alamol-Hoda, le représentant de Khamenei dans la ville de Machhad, a sévèrement critiqué la présence de femmes dans les stades sportifs. "En marge d'un jeu de championnat, un certain nombre de filles et de garçons se rassemblent, un certain nombre de filles et de femmes deviennent excitées, applaudissent, sifflent, saute dans l'air, c'est vulgaire ! La vulgarité est l'épithète du péché… ", a-t-il déclaré. 

Interdiction de Zumba dans les centres de fitness en Iran
ISNA, 11 juin 2017
La Fédération générale des sports, dans un communiqué, a annoncé l'interdiction d'un certain nombre d'activités, y compris la pratique de Zumba dans les centres de conditionnement physique.
Le chef de cette fédération a demandé dans une lettre à Ghafrani, le secrétaire de la Commission au du ministère de la jeunesse et du sport, qu'il soit annoncé l'interdiction d'un certain nombre d'entrainements sportifs. "À la lumière d'activités comme Zumba, danser en aucune façon n'est pas légal, il faut (donc) annoncer l'interdiction de mouvements comme celui-ci » a-t-il écrit. 

90 arrestations et 20 flagellations à Qazvin pour manger ou boire pendant le Ramadan
Agence de presse officielle Tasnim, 11 juin 2017Esmail Sadeghi-Niaraki, le procureur général de Qazvin (centre) a annoncé l'arrestation de 90 personnes en train de manger ou de boire en public depuis le début du mois du Ramadan. Selon lui, 20 personnes parmi les interpellés, ont été condamnées à des coups de fouets et à payer des amendes. « Les peines ont été exécutées le jour même de leur arrestation », a-t-il ajouté.

Nombreuses doutes sur l’authenticité des attaques de Daech !
Armand Pachayan, 11 juin 2017
L’attaque du 7 juin de Daech contre le Parlement et le Mausolée de Khomeiny à Téhéran a coûté la vie à 17 personnes. Cependant, plus on avance, plus les informations contradictoires propagées sur ces assauts soulèvent des doutes sur l’authenticité de la version officielle…

Une femme dans le couloir de la mort après avoir été flagellée pour "adultère"
Maf News, 13 juin 2017
La Cour pénale de la ville d’Oroumieh a refusé la révocation d'une peine de mort à l’égard de Tahmineh Danesh, qui a été emprisonnée pendant 12 ans pour des accusations de meurtre.
La prisonnière de 40 ans, mère de trois enfants, a été arrêtée en 2005 à Oroumieh accusée d’homicide et d’adultère. Elle a également été condamnée à 90 coups de fouet qu’elle a reçus en trois jours consécutifs. 

Les retombées de la « fabrication de faux chiffres » dans l’élection en Iran
Iran Focus, 13 juin 2017
Deux semaines après l'élection présidentielle en Iran, on assiste à la publication de fatwas par des mollahs qualifiant de « halâl » les voix obtenues par Ebrahim Raïssi et de « harâm » celles obtenues par Hassan Rohani. 
Selon la charia ce qui est autorisé est halal et harâm ce qui est interdit et ceux qui se livrent à l'interdit s'exposent aux châtiments divins…

Les Iraniennes manifestent contre leur interdiction d’entrée aux stades 
ncr-iran.org, 14 juin 2017
Le mardi 13 juin, la police a encore une fois interdit l’entrée des femmes au stade Azadi, où l’Iran accueillait l’Ouzbékistan, dans le cadre des qualificatifs de la Coupe du monde 2018 en Russie.
L’Iran s’est qualifié pour la Coupe du monde en gagnant par deux buts à zéro. Pendant le déferlement de joie dans les rues de la capitale, les Iraniennes ont manifesté leur protestation contre l’interdiction d’entrée au stade qui leur est affligée par le pouvoir en place.
« L’entrée au Stade Azadi est mon droit », lisait-on notamment sur les banderoles transportées par les femmes dans de nombreux point de la capitale.
Quelques jours auparavant, le 9 juin, sous la pression de la Fédération internationale de Volleyball d’interdire la tenue des matchs de la Ligue mondiale de Volley à Téhéran, si le régime iranien continue à s’obstiner à interdire l’entrée des femmes aux stades, 300 Iraniennes avaient été permises d’entrer à la Salle de Volley du Stade Azadi, pour suivre le match Iran-Belgique. Une liste de ces 300 personnes avait été établie d’avance et les femmes dont le nom ne figurait pas sur la liste, étaient interdites d’entrer au stade.
Quatre jours plus tard, dans le stade de foot, il n’y avait même plus de liste. Pas une seule femme n’a eu droit à l’entrée au stadium.

Série de protestations des étudiantes en Iran
Commission des femmes du NCRI, 15 juin 2017
Un groupe de filles, étudiantes en doctorat À l'Université de Téhéran, ont organisé une manifestation dans la matinée du 14 juin 2017, à l'extérieur du ministère des Sciences à Téhéran. Elles protestaient contre des conditions difficiles d'obtention de la bourse d'étude au niveau du doctorat, d'octroi de prêts, le non-paiement des cotisations et les conditions de vie précaires qui leur sont imposées. 
Le 13 juin 2017, les jeunes filles de l'Université de Chamran à Ahvaz ont protesté contre les conditions de vie déplorables dans les dortoirs de l'université et le manque d'installations de climatisation malgré l'approche de l'été. D’autres manifestations se sont déroulées à Machhad, Zanjan et Hamedan.

Neuf bahaïs emprisonnés à Ispahan et à Golestan
Militants des DH en Iran/CSDHI, 15 juin 2017
Le mardi 13 juin, deux citoyennes bahaïes d'Ispahan, Noushin Salekian et Farideh Abdi ont été convoquées devant la 1ère branche du tribunal de Shahin-Shahr, où elles ont été arrêtées et transférées dans la prison de Dolat-Abad à Ispahan. Les deux femmes ont été accusées de «d’avoir agi contre la sécurité nationale» et de « diffusion de propagande contre le gouvernement ».
Lundi, Maryam et Houshmand Dehghan-Yazdeli, Mojdeh Zohouri, Farah Tabianian et Dehghan Yazdeli, cinq bahaïes habitant dans la province de Golestan ont également été arrêtés par les forces de sécurité à leur domicile.
Trois autres bahaïes, Sheida Ghodousi, Pouneh Sanayi et Nazi Tahghighi ont également été emprisonnées à Golestan après s’être rendues au quartier du service des renseignements de cette province pour purger leur peine de prison.

Les joueurs féminins de volley-ball ont été disqualifiés pour un comportement «inapproprié»
Agence de presse officielle Tasnim, 15 juin 2017
Le Comité de discipline de la Fédération de volleyball a disqualifié trois membres de l'équipe nationale de un à trois ans. Le site de la Fédération de Volleyball a annoncé que, en raison d'un comportement inapproprié en marge des jeux, Shaghayegh Shafi a été disqualifié pendant trois ans, Negin Shirtari a été disqualifié pendant deux ans alors que Mana Ramezani a été disqualifiée pendant un an. 

Les forces de sécurité ont attaqué les femmes kurdes
kurdkhabar.com, 15 juin 2017
Les forces de sécurité de l'État dans le village d'Aghdareh dans la ville de Takab ont attaqué un rassemblement pacifique de personnes le jeudi 15 juin 2017 et ont blessé quelques femmes.
Un certain nombre de participants ont été arrêtés et transférés vers un lieu inconnu.
Les femmes ont protesté contre le chômage et l’exclusion pour travailler dans la mine d'or du village.
La mine d'or d'Aghdareh est l'une des plus grandes mines d'or de l'Iran, mais plus de 90% de ses employés et travailleurs ne sont pas des indigènes. Les femmes voulaient être recrutées comme travailleurs dans la mine.

L’Iran compte sept millions d’enfants qui travaillent 
ISNA / CSDHI, 16 juin 2017 
Une militante pour les droits des enfants a fait référence à la main d’œuvre infantile en Iran et a déclaré qu'il n'existait toujours pas de chiffres exacts sur le nombre d'enfants qui travaillent dans le pays.
Sarah Rezai a déclaré que les statistiques officiels indiquent à 2 millions le nombre d'enfants travailleurs, « mais des chiffres officieux ont montré qu'il y en a environ 7 millions dont 50% sont des enfants immigrants ». Elle a précisé : « La plupart des enfants ont entre 10 et 15 ans, mais selon les témoignages, les enfants de moins de 5 ans sont impliqués dans le travail forcé»...

Un homme condamné à l'amputation de ses doigts
Site Internet Jaam-e-Jam/CSDHI, 16 juin 2017 
La sentence d’amputation des doigts a été prononcée contre un jeune homme qui avait coupé les doigts de son adversaire lors d’une bagarre dans la rue.

Une femme sur le point d’être exécutée pour s’être défendue contre son violeur
Maf News, 18 juin 2017
Une prisonnière kurde, Mohabat Mahmoudi, détenue dans la prison centrale d'Oroumieh est sur le point d'être exécutée pour avoir tué l’homme dont elle a dit qu’il a avait l’intention de la violer.
La famille de l'homme a fixé à 276084 euros environ, au titre du prix du sang, un montant que la famille de Mohabat ne peut pas se permettre de payer. Mohabat a passé 17 ans en prison.
Mariée et mère de 5 enfants, cette prisonnière de 60 ans vient d’écrire une lettre ouverte à la 17ème année de sa détention demandant une aide financière aux personnes et aux organisations internationales pour payer le prix du sang à la famille de la victime.

Une ONG féministe attire l'attention sur le sort des femmes en Iran
women.ncr-iran.org, 19 juin 2017
L'Association Internationale des Droits Humains des Femmes (AIDHF) a attiré l'attention générale sur la privation systématique des droits des femmes en Iran.
Dans un discours prononcé à la 35ème session du Conseil des droits de l'Homme au siège européen des Nations Unies à Genève, qui se déroule actuellement, la représentante  de cette ONG a expliqué le nombre croissant d'exécutions et la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Iran,
L'ONG féminine a appelé à une enquête de l'ONU sur les auteurs du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988.
 L’ONG a par ailleurs signalé sur son site Web que plus de 250 personnes ont été exécutées en Iran depuis le début de l’année 2017. Il s'agit de plus de 50 cas par rapport à la même période en 2016. Des adolescents ont également été exécutés en Iran. Certaines exécutions ont été menées publiquement.

Les forces de sécurité arrêtent une photo-journalière
Agence de presse officielle ILNA, 20 juin 2017
Asal Ismaielzadeh, photojournaliste, a été arrêté hier. Elle est l'épouse du journaliste Saied Seif qui est également le chef du site Dideban Iran.
"Malgré le fait que moi, je suis accusé, hier, lorsque je suis allé au tribunal avec mon épouse, le juge a ordonné que ma femme, Asal Ismaielzadeh, soit arrêtée", a déclaré Seif. "Je ne sais toujours pas pourquoi ma femme a été arrêtée", at-il ajouté. 

Plus de 50 juges et avocats ont été arrêtés l'année dernière 
ISNA, 20 juin 2017
Gholamhossein Mohseni-Ejeï, [ancien ministre iranien de Renseignement et l’un des responsables actuels de la Justice] a invoqué le renforcement du contrôle de la Cour suprême, tant sur le terrain que via Internet. « Certaines des mesures prises par rapport à l'accentuation du contrôle en 2016 ont entraîné l'arrestation de plus de 50 juges, employés, avocats et spécialistes qui avaient enfreint la loi», a-t-il indiqué.

Les journalistes citoyens sont de plus en plus espionnés et persécutés en Iran
RSF, 22 juin 2017
Reporters sans frontières (RSF) condamne l'augmentation de la censure de l'Internet et le harcèlement des journalistes citoyens en Iran. Selon le compte rendu de RSF, 94 internautes, principalement des utilisateurs du service de messagerie instantanée Telegram, ont été arrêtés depuis le début de l'année. 
De plus en plus de journalistes sont victimes de la guerre entre différentes factions gouvernementales…

Un homme pendu en public à Darab
Agence de presse officielle Jam, 22 juin 2017
Accusé de viol, un homme a été pendu en public à l’extérieur du bâtiment Silo Darab dans la ville de Darab. Son identité n’a pas été révélée mais le pouvoir judiciaire l’a qualifié de fauteur de trouble.

Plus de cent prisonniers dans le couloir de la mort à Zanjan
deathpenaltynews.blogspot.fr, 23 juin 2017
D’après les rapports, 110 détenus demeurent dans la prison de la ville de Zanjan dans l’attente d’être pendus. Parmi eux, 17 sont en danger d'exécution imminente. Environ la moitié des incarcérés de la prison de Zanjan sont détenus pour des accusations liées à la drogue.

1,3 million de chômeurs de plus depuis l'an dernier en Iran 
CNRI, 23 juin 2017
Le président de la commission sociale du parlement des mollahs, Salman Khodadadi, a déclaré mardi 20 juin que depuis l’année dernière près de 1,3 million de personnes sont sans emploi en Iran. Il a également admis que certains chiffres confirment le taux de 10 millions de chômeurs dans le pays…

Action urgente
L'activiste iranien emprisonné doit être libéré
Amnesty International, 23 juin 2017
« Le défenseur iranien des droits humains Omid Alishenas a été détenu dans la prison d'Evine de Téhéran dans de mauvaises conditions pendant plus de six mois. 
Il purge une peine de sept ans pour son travail pacifique en matière de droits de l'Homme, qui comprend la campagne contre la peine de mort. Il est prisonnier de conscience… »

265 membres du Parlement européen condamnent les violations des droits de l’Homme en Iran
Communiqué de presse, 26 juin 2017
Appel à la mise sur la liste noire des gardiens de la révolution iraniens (CGRI / Pasdaran)
« Aujourd’hui, nous annonçons que 265 membres du Parlement européen ont apporté leur soutien à une déclaration conjointe sur les droits de l’Homme en Iran. Mes collègues qui ont signé cette déclaration sont issus de tous les groupes politiques au Parlement européen, incluant 4 vice-présidents du parlement et 23 présidents de commissions parlementaires et de délégations. Cela montre clairement que lorsque la question des violations des droits de l’homme, de la répression des femmes et des minorités et le soutien du régime iranien au terrorisme sont concernés, nous sommes tous unis… »

Rapport sur la traite des personnes 
U.S. Departement of State, 27 juin 2017
Bureau de contrôle et de lutte contre la traite des personnes
IRAN : « …Des groupes organisés auraient soumis des femmes, des garçons et des filles iraniennes
au trafic sexuel en Iran et en Afghanistan, dans la région du Kurdistan irakien, au Pakistan, dans les Émirats arabes unis et en Europe. Les filles iraniennes âgées de 13 à 17 ans sont visées par des trafiquants à vendre à l'étranger. Les jeunes filles peuvent être contraintes au service domestique jusqu'à ce que leurs trafiquants les considèrent comme suffisamment âgés pour être victimes de trafic sexuel d'enfants. Une augmentation du transport des filles à partir et à travers l'Iran en route vers d'autres États du Golfe à des fins d'exploitation sexuelle a été signalée entre 2009-2015. Au cours de la période considérée, les réseaux de traite iraniens ont soumis des filles iraniennes au trafic sexuel de maisons closes dans la région irakienne du Kurdistan. Les médias ont signalé que les fonctionnaires du gouvernement régional du Kurdistan étaient parmi les clients de ces maisons closes. À Téhéran, Tabriz et Astara, le nombre d'adolescentes exploitées dans le trafic sexuel continue d'augmenter. Les groupes criminels organisés enlèvent ou achètent et forcent les enfants iraniens et immigrés à travailler comme mendiants et vendeurs ambulants dans les villes, y compris à Téhéran. Ces enfants, qui peuvent être aussi jeunes que 3 ans, sont contraints par des abus physiques et sexuels et la toxicomanie. Il en résulte beaucoup sont achetés pour aussi peu que 150 $.
En janvier 2016, une organisation internationale a signalé que le gouvernement iranien et le Corps de la Garde révolutionnaire islamique (CGRI) ont contraint les hommes afghans résidant en Iran, y compris les migrants et les réfugiés, à se battre dans les brigades militaires déployées en Syrie en les menaçant d'être arrêtées et expulsées en Afghanistan. Les garçons afghans en Iran sont vulnérables aux abus sexuels commis par leurs employeurs, le harcèlement ou le chantage du service de sécurité iranien et d'autres responsables gouvernementaux... » 

Téhéran reconnaît une augmentation de 100 % du nombre de toxicomanes en Iran 
CNRI, 28 juin 2017
Le nombre de toxicomanes en Iran a plus que doublé en six ans, l’opium étant la drogue la plus rependue dans le pays, a rapporté dimanche un média local. Le porte-parole de l’organisation du contrôle des stupéfiants, Parviz Afshar, a déclaré samedi concernant le nombre de toxicomanes en Iran : « Des études sur la population entre 15 et 65 ans ont montré que l’Iran compte 2 808 000 toxicomanes. » (Agence de presse officielle IRNA – le 24 juin 2017)
Le lendemain cependant, Saeed Safatian, responsable du groupe de travail anti-drogue du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat, a déclaré à cette même agence de presse : «Le nombre annoncé récemment de 2 808 000 toxicomanes n’est pas correct, il faut ajouter 20 à 30 % de plus».
Étant donné une augmentation de 4,8 millions de la population entre 2011 et 2016, les dirigeants du régime ont donc déduit que ce chiffre avait augmenté de 100 % et ils ont déclaré : «Près de 10 millions de personnes sont toxicomanes».
Ils ont affirmé que l’âge des plus jeunes toxicomanes était de 12 ans. De plus, Hamid Sarami, un conseiller de l’Organisation du contrôle des drogues a fait savoir : «Le nombre de femmes toxicomanes a doublé».
Le signalement de chiffres différents concernant les toxicomanes, sert qu’à dissimuler le rôle de ceux-ci dans la distribution de produits stupéfiants. En effet, la trace de ce phénomène funeste remonte à Khamenei et aux gardiens de la révolution, car les revenus engendrés par ce trafic sont utilisés pour le terrorisme et l’intégrisme.
Al Arabiya a publié un rapport lundi citant WikiLeaks qui affirme que l’Iran, avec l’aide des gardiens de la révolution, est le plus grand trafiquant de drogue au monde... Un télégramme classé secret datant du 12 juin 2009 envoyé depuis l’ambassade américaine à Baku montre que le volume d’héroïne envoyé depuis l’Iran jusqu’en Azerbaïdjan est passé de 20 kg en 2006 à 59 000 kg rien que pendant les premiers mois de 2009.
Dans le pays, les Pasdaran sont les principaux chefs de bande des réseaux de distribution de drogue, notamment ceux qui fournissent la drogue aux universités et aux lycéens.
Après avoir reconnu que l’Iran compte 10 millions de toxicomanes, le député iranien Rasoul Khezri a déclaré: « Alors que le prix de tous les biens de consommation a augmenté dans le pays, le prix du « cristal» a considérablement baissé».

Iran : 239 exécutions au premier semestre 2017
iranhr.ne, 30 juin 2017
Selon les rapports d'Iran Human Rights (IHR), 239 exécutions ont été menées en Iran au cours des six premiers mois de 2017. Parmi eux, il y avait trois personnes âgées de moins de 18 ans au moment de l'infraction pour laquelle, elles avaient été condamnées à mort.
L'un des mineurs délinquants aurait été exécuté dans la prison centrale de Karaj pour un crime de meurtre qu'il aurait commis il y a 30 ans à l'âge de 16 ans. Les deux autres mineurs délinquants ont été identifiés comme Arman Bohr Asemani et Hassan Hassanzadeh.
94 des 239 exécutions ont été signalées par des sources non officielles, alors que seulement 45 exécutions ont été annoncées par des sources officielles (y compris la magistrature iranienne et les médias publics).
12 des 239 exécutions ont été menées en public.
129 des 239 prisonniers ont été exécutés pour des accusations liées à la drogue. 
Les membres du Parlement iranien avaient déjà demandé à la magistrature d'arrêter les exécutions liées à la drogue pour au moins cinq mille prisonniers en attendant une enquête plus approfondie. Toutefois, la demande n'a pas empêché le pouvoir judiciaire d'infliger des peines de mort pour les prisonniers accusés de drogue.

csdhi

Les Iraniennes en révolte