Situation des Femmes en Iran

Public

04 mai 2018

 AFIF INFOS
Avril 2018
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
afifem2001@yahoo.fr

Avril 2018
29 exécutions en Iran

Mariages d’enfants en hausse en Iran
Agence de presse officielle Fars/ tnews.ir, 1er avril 2018
Selon l'Association pour la protection des droits de l'enfant en Iran, le nombre de petites filles mariées, âgées de moins de 15 ans, a augmenté de 30 % en trois ans (2006-2009). 
Selon Farshid Yazdani, chercheur en sciences sociales et directeur exécutif de cette association, près de 13.000 fillettes sont devenues veuves à cause du divorce en 2015.
Les statistiques officielles du gouvernement iranien indiquent que des dizaines de milliers de filles et de garçons de moins de 15 ans sont forcés par leurs familles de se marier, chaque année.
Cependant, les chiffres réels sont plus élevés, car de nombreuses familles en Iran n’enregistrent pas ou enregistrent de façon informelle les mariages de leurs enfants.
Selon la députée Masoumeh Aghapour-Alishahi, "La majorité de mariages précoces conduisent au divorce. Dans la plupart des cas, les adolescents mariés ont des enfants à leur charge. Les fillettes mariées souffrent d'une faible estime de soi et de graves problèmes psychologiques. Le nombre d’adolescentes veuves est également à la hausse".

Des enfants du Sistan et du Balouchistan privés d'éducation
ILNA/radiozamaneh.com, 2 avril 2018

Homeira Rigi, la gouverneure de Qasre Qand et la première femme gouverneur d'Iran, a fait part à l’agence de presse officielle ILNA du pourcentage élevé d'enfants et d'adolescents privés d'éducation dans la province du Sistan et du Balouchistan : "Un pourcentage élevé de ces enfants ne sont pas scolarisés parce qu’ils ne possèdent pas de certificat de naissance et de papiers d'identité ".
Cependant, ne pas avoir de carte d'identité n'est pas le seul problème des enfants privés d'éducation. Selon Rigi, le faible âge du mariage chez les filles est l'une des raisons de leur abandon. La pauvreté et l'indisponibilité des centres éducatifs pour les enfants défavorisés sont d’autres raisons pour laquelle les enfants ne peuvent pas accéder à l'éducation.
En juin 2017, Alireza Nakhi, directeur général de l'éducation au Sistan et au Baloutchistan, a déclaré que 169.000 enfants avaient besoin d'éducation dans la province. 
Selon les rapports du Majlis, il y a 3 200 000 déscolarisés en Iran dont certains ne sont jamais allés à l'école, d’autres sont analphabètes ou étaient obligés de quitter l'école. 
Selon les dernières statistiques, la province du Sistan et du Baluchistan a le taux d'analphabétisme le plus élevé du pays - 18% - dans la tranche d'âge des 10-49 ans.

Sécheresses en Iran : Epidémie d'hépatite A et de choléra au Khouzistan 
isna.ir, 4 avril 2018
Se référant à l'observation de plusieurs cas d'hépatite A dans la province du Khouzistan, le directeur de l'Université des sciences médicales d’Ahvaz-Jondishapour a mis en garde contre les effets des pénuries d'eau et des sécheresses sur la propagation des maladies hydriques.
"La surveillance de l'eau potable et la sécurité alimentaire font partie des tâches de l'Université des sciences médicales, et à la lumière des conditions actuelles, nous devrons probablement faire face à des problèmes ", a déclaré le Dr Iraj Nazari.
"Actuellement, il y a des cas d'hépatite A à Ahvaz et dans plusieurs autres villes de la province du Khouzistan. De plus, le choléra, avec son pic durant les neuf premiers mois de l'année, peut être aggravé par des pénuries d'eau ", a-t-il prévenu.

Militante kurde Ronak Aghaii emprisonnée à Mahabad
ncr-iran.org, 5 avril 2018 
Une militante kurde, Ronak Aghaii, a été transférée le 4 avril 2018 à la prison de Mahabad (Kurdistan iranien) pour purger sa peine de prison. Ronak Aghaii a été arrêtée par les services du Renseignement en septembre 2017 et emmenée à Oroumieh. Elle est accusée d’avoir " hissé le drapeau du Kurdistan " lors des rassemblements des habitants de Mahabad pour soutenir le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, et condamnée à six mois d'emprisonnement. 
Des dizaines de personnes, dont un certain nombre de femmes, ont été arrêtées par les forces de sécurité iraniennes dans de nombreuses villes kurdes à la suite du référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien.

La lauréate iranienne du prix Nobel veut un changement de régime
Bloomberg , 5 avril 2018             https://goo.gl/rXVu72
Cette militante affirme que les Iraniens veulent supprimer la fonction de guide suprême.  L'Occident peut aider. Shirin Ebadi, l'avocate iranienne des droits humains et lauréate du prix Nobel de la paix, en a assez. Pendant des années, elle a représenté les dissidents de son pays devant les tribunaux corrompus de la République islamique. Elle a défendu les droits des femmes, des minorités et des étudiants à l'étranger. Mais elle n'a jamais demandé la fin du régime qu'elle luttait pour réformer. Jusqu'à ce jour…
Elle a déclaré qu'aucun fournisseur occidental de satellites ne devrait permettre à l'IRIB de diffuser sa propagande à l'étranger.

33 % de la population en Iran vivent dans une pauvreté absolue
isna.ir, 7 avril 2018
Hossein Raghfar, chercheur et professeur d'université, a annoncé qu'en Iran, le seuil de la pauvreté absolue pour une famille urbaine de quatre personnes en 2017 s'élevait à environ quatre millions de tomans (973 €), ajoutant que selon les calculs de ces dernières années, 33% de la population subissent une « pauvreté absolue », dont 6% souffrent de la faim, cela représente près de 5 millions de personnes.
"Des études montrent que le seuil de la pauvreté absolue pour les zones défavorisées est de 50% moins que dans zones urbaines et qu’il correspond à environ deux millions de tomans (486 €)",  a-t-il ajouté.
Raghfar a par ailleurs rejeté le seuil de la pauvreté absolue pour une famille de cinq personnes, fixé selon le gouvernement à 700 000 tomans (170 €), arguant que "Ce montant ne couvre même pas les frais de nourriture pour une famille de cinq personnes". "Les familles iraniennes se rétrécissent et sont composées, en moyenne, de quatre personnes. Le seuil de la pauvreté varie selon différentes régions du pays et même dans différents villages ", a précisé le chercheur.

Iran - 19 millions de personnes vivent dans des bidonvilles 
Agence de presse officielle Shafagna, 7 avril 2018
Salman Khodadadi, membre de la commission sociale du Majlis [parlement du régime iranien] a déclaré que " les statistiques officielles indiquent que nous avons 11 millions de personnes marginalisées qui vivent dans des bidonvilles, et si nous comptons les habitants des logements insalubres et des campements, ce chiffre atteint les 19 millions"...
Selon ce député, les gens marginalisés qui vivent dans ces endroits ou dans des cabanes ou dans des fourrés sont "des sources de problèmes sociaux comme vol, délinquance, toxicomanie, prostitution ou certaines maladies attrapées par près d’un quart des Iraniens marginaux qui vivent dans des bidonvilles en Iran".

Où va l’immense richesse de l’Iran ?
AFIF 
5 reins en vente
Dans ce très riche pays qui détient les deuxièmes réserves mondiales de gaz naturel et 10 % des réserves mondiales confirmées de pétrole, la pauvreté, voire la misère, gagne du terrain de jour en jour. L’économie est ruinée, les prix en hausse ; le chômage grimpe, les salariés ne sont pas payés ; la prostitution et la toxicomanie s’imposent,… les Iraniens collent des affiches sur les murs pour vendre leurs reins et leurs yeux !
 C’est la mauvaise gestion du pays depuis près de 40 ans par la dictature religieuse au pouvoir et la corruption étendue de ses dirigeants, ainsi qu’un très long et coûteux programme nucléaire qui ont ruiné l’Iran. A cela il faudra ajouter le soutien porté au Hamas, déclaré à 100 millions de dollars par an, et l’aide annuelle de plus d’un milliard de dollars au Hezbollah libanais. Les aventures déstabilisatrices du régime des mollahs en Irak, au Yémen, et surtout en Syrie ont de coûts faramineux. Sa présence en Syrie et son soutien au régime de Bachar Assad engloutissent, selon diverses estimations, plusieurs centaines de millions de dollars par an. 
Par ailleurs, la levée des sanctions internationales après l’accord sur le nucléaire en juillet 2015, n’a pas apporté la prospérité, pourtant promise par "Hassan Rohani, aux Iraniens. 

Femme et homme condamnés à 99 coups de fouet chacun
hra-news.org, 7 avril 2018
La 5ème chambre du tribunal pénal de Téhéran a condamné un homme à mort, à 99 coups de fouet et à une amende pour meurtre. Une femme dans cette même affaire a été condamnée à 15 ans de prison pour complicité de meurtre et à 99 coups de fouet pour avoir eu une relation illégitime.

Semaine d’Ispahan à Paris 
Le lobby des mollahs jette un voile trompeur sur la dictature religieuse en Iran en organisant une " semaine culturelle" à Paris.

Vivre Paris au rythme d’Ispahan : non merci !
csdhi.org, 3 avril 2018               https://goo.gl/mtHQTu

Au secours, la culture des mollahs débarque à Paris !
Iran Manif, 4 avril 2018              https://goo.gl/Zkziwm
… Les artistes iraniens ne remercient pas Delphine O. Du fond de leur cellule, ils lui demandent même de ne pas jeter de sel sur leurs plaies, en particulier le chanteur Mehrzad Isfahanpour arrêté en janvier à Ispahan pour avoir manifesté…

Iran-Ispahan : le lobby jette un voile trompeur sur la dictature des mollahs
contrepoints.org, 5 avril 2018    Par Hamid Enayat    https://goo.gl/kLaSmV
Ispahan en Iran était un foyer de résistance contre l’obscurantisme des mollahs qui ont cherché à imposer la tyrannie au nom de la religion. Aujourd’hui, le lobby des mollahs passe sous silence sa répression sanglante.

Sur les contradictions de vouloir faire l’«ambassadrice » du régime iranien en France
Iran Focus, 5 avril 2018               https://goo.gl/LtNovp
Delphine O, députée de Paris, préside le groupe d’amitié France-Iran à l’Assemblée nationale... Comme il est difficile d’afficher sa sympathie pour un régime aussi problématique que celui du Guide suprême Ali Khamenei, Delphine O ne ménage pas son engagement pour « blanchir » son image détestable due à sa nature théocratique islamiste et aux graves violations qui y sont portées aux droits de l’Homme, comme le signalent très souvent l’ONU et de grandes ONG…
Dans ce contexte, un véritable groupe d’amitié France-Iran devrait être avant tout un groupe d’amitié avec le peuple iranien et non du régime qui l’oppresse, pour l’accompagner et donner la voix aux acteurs d’un changement démocratique.

Manifestations massives des agriculteurs d’Ispahan 
CNRI, 8 et 9 avril 2018
Les agriculteurs de Varzaneh et d'autres villes de l'est de la province d'Ispahan, et un grand nombre de citoyens de la ville d’Ispahan, en particulier les jeunes, ont poursuivi les manifestations de la semaine dernière, et ont manifesté entre les deux principales places de la ville. 
La présence des femmes dans ce rassemblement de protestation a été spectaculaire. Un certain nombre d'agriculteurs âgés ont participé à la marche avec leurs pelles. Ils scandaient : "Rohani est menteur, où est notre Zayandehroud ?", "Le fermier meurt, mais n'accepte pas l'humiliation", "Le fermier meurt ; mais n'accepte pas la charité", "Nous avons faim, nous ne rentrons pas chez nous", "Si vous êtes inaptes à servir, quittez vos postes".
Le samedi 7 avril, une foule considérable d'agriculteurs s'est rassemblée sur le pont Khajou et devant l'Organisation régionale de l'eau d'Ispahan pour protester contre l’incurie des mollahs dans la gestion des sources hydrique de la province. 
Les agriculteurs d'Ispahan ont participé ces derniers jours à de grands rassemblements en réponse à la cessation de leurs droits à l'eau.

Un détenu politique battu et maintenu dans un état déplorable dans la prison du Grand Téhéran
Zandaniran, 9 avril 2018
Le prisonnier politique Soheil Arabi est détenu dans une cellule dans le hall 1 de la prison du Grand Téhéran où il est sous la torture et la maltraitance mentale et physique.
Les rapports indiquent que sur les ordres des autorités de la prison, ses cheveux ont été complètement rasés. N’ayant pas accès à l'eau chaude et aux douches, il a contracté des poux corporels. Sa famille n'a pas été autorisée à lui transférer de l'argent pour se procurer des produits d'hygiène et de salubrité ainsi que de la nourriture. Il a également été interdit de contacter sa famille.
Les rapports indiquent également que le dimanche 8 avril, alors que Soheil était dans la cour de la prison, trois gardes l'ont attaqué et battu. Il a été blessé à la main et au coude. 

Nombre record de divorces en Iran 
ghatreh.com, 10 avril 2018
Seifollah Abou-Tarbabi, porte-parole de l’Organisation d'état civil du pays, se basant sur les statistiques de cette organisation a indiqué que 608.977 cas de mariage ont été enregistrés au cours de la dernière année (iranienne) où en même temps 174.597 divorces ont eu lieu. C’est un nombre record de divorces en Iran et sans précédent depuis 52 ans.

Peines de mort et exécutions en 2017
Rapport annuel d’Amnesty International
Amnesty International a recensé 993 exécutions dans 23 pays (hors Chine) en 2017, soit 4% de moins qu’en 2016 et 39 % de moins qu’en 2015. Un pas vers l’abolition totale de cette pratique cruelle et barbare ?
84% de toutes les exécutions enregistrées ont eu lieu dans quatre pays : Iran, Arabie Saoudite, Irak et Pakistan.
L'Iran a exécuté au moins 507 personnes, soit 60% de toutes les exécutions confirmées dans la région.
En Iran, le nombre d'exécutions recensées a diminué de 11 % et le nombre d'exécutions de personnes condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants a baissé de 40 %. Des mesures ont été prises pour relever le seuil de la quantité minimale de drogue à partir de laquelle la peine de mort est obligatoirement prononcée.
Au moins 21 919 personnes dans le monde se trouvent encore sous le coup d'une condamnation à mort.

Prix Andrei Sakharov 2018 décerné à la prisonnière Narges Mohammadi 
iranhumanrights.org, 15 avril 2018
Prisonnière d'opinion Narges Mohammadi est dans l’impossibilité de recevoir le prix Andrei Sakharov 2018 en personne à Columbus, Ohio, où l'American Physical Society (APS) lui a décerné, elle a envoyé un message d'espoir et de force dans un puissant discours qui qui sera lu le 16 avril 2018 par l'académicienne irano-américaine Nayereh Tohidi, qui reçoit le prix au nom de Mohammadi.

Iran : les réseaux sociaux étrangers interdits à l'école
AFP/Challenges, 15 avril 2018
Le ministère iranien de l'Éducation a interdit dimanche aux écoles et à ses services d'utiliser les réseaux sociaux étrangers, rapporte l'agence ILNA, alors que Téhéran veut favoriser les réseaux iraniens pour limiter l'influence de sites comme Telegram ou Instagram. 
Les écoles doivent "uniquement utiliser les réseaux sociaux intérieurs" pour leur communication, indique une directive ministérielle citée par cette agence proche des réformateurs.
Telegram passe pour être le réseau social le plus populaire dans la République islamique. En 2017, il revendiquait 40 millions d'utilisateurs mensuels en Iran. Instagram est également très populaire.
Les deux réseaux sont utilisés par de nombreuses entreprises pour communiquer directement avec leurs clients.
Moins utilisés, Facebook et Twitter sont bloqués en Iran mais facilement accessibles à l'aide d'un réseau privé virtuel (VPN).

Droits de l’Homme : l’Iran n’a pas les mêmes valeurs que l'UE
AFP/lefigaro.fr, 16 avril 2018 https://goo.gl/t11AaQ
Téhéran n'a pas les mêmes "valeurs" que l'Union européenne sur les droits humains, a déclaré aujourd'hui le porte-parole de la diplomatie iranienne Bahram Ghassemi en réaction aux sanctions renouvelées jeudi par l'UE contre 82 personnalités iraniennes…

ONU appelle l'Iran à annuler la condamnation à mort de Ramin Hossein Panahi
UN Human Rights, 19 avril 2018
Des experts des droits humains des Nations unies ont appelé l'Iran à annuler la condamnation à mort d'un prisonnier politique kurde iranien, Ramin Hossein Panahi, préoccupés par le fait qu'il n'a pas été jugé équitablement et qu'il a été maltraité et torturé en détention.
IRAN HRM a rapporté le 15 avril 2018 que les parents de ce prisonnier politique ont été arrêtés lors d'un rassemblement pacifique contre la condamnation à mort prononcée à l’encontre de leur fils. Des témoins oculaires disent que la police de l'Etat les a battus et insultés. 
En danger d'exécution imminente, Ramin Hossein Panahi est accusé être membre du parti communiste kurde Komala, interdit par le régime iranien.

Les protestations iraniennes que personne ne couvre
freebeacon.com, 20 avril 2018         Par Aaron Kliegman
«Pendant des mois, le peuple iranien est descendu dans les rues pour protester contre son gouvernement, une théocratie islamiste cruelle et oppressive qui revendique le monopole de la morale. Ce ne sont pas seulement des manifestations à caractère économique ou les pénuries d'eau, qui résultent en grande partie de la corruption et de l'incompétence du régime. Ces manifestations populaires montrent également un rejet croissant de la domination brutale de la République islamique voire même de son existence. Les troubles continuent de se propager dans tout le pays, les Iraniens devenant plus audacieux et plus en colère. Les conséquences potentielles pour l'Iran et le Moyen-Orient pourraient être transformatrices. Pourtant, les médias ont complètement ignoré ces développements récents. Seuls ceux qui suivent certains observateurs et activistes iraniens sur Twitter peuvent être informés de la poursuite de ce mouvement… »

Une femme vicieusement battue en Iran pour son foulard rouge jugé un hijab "insuffisant" !
Mail Online, 19 avril 2018          Par Iain Burns 
« Une femme terrifiée a été sauvagement battue par des voyous de la moralité en Iran parce que son foulard était considéré comme une couverture "insuffisante", selon les activistes.
La scène scandaleuse, dans ce qui semble être un parc public en plein jour, a été secrètement filmée par un spectateur et diffusée en ligne par des groupes dissidents. Les images troublantes montrent d'abord une femme avec un foulard rouge poussé à l'arrière de sa tête, ayant une conversation chauffée avec un homme et une autre femme.
Quelques secondes plus tard, deux femmes portant des hijab entièrement noirs qui ne laissent que leurs visages visibles, pénètrent sur les lieux et commencent à s'agripper et à crier sur la femme au foulard rouge.
Les voyous agressifs - qui sont soupçonnés d'appartenir à la police des mœurs de la théocratie islamique - deviennent de plus en plus violents envers leur victime effrayée.
On entend la victime hurler de terreur pendant que l'abus écœurant continue. À la fin de la vidéo, les attaquants brutaux peuvent être vus pointant et criant sur des personnes dans la foule qui semblent être en désaccord avec ces actions barbares… »
Alors que la bastonnade de la jeune fille par la " patrouille d'orientation islamique" du régime iranien a suscité l'indignation de la population et des défenseurs des droits des femmes, Sadegh Laridjani, le chef de l'appareil judiciaire du régime iranien, affirme que la police " ne doit pas reculer d'un seul pas" !

Un contexte unique va dominer les prochaines discussions Macron-Trump sur l'Iran
La Tribune, 23 avril 2018 Par Nader Nouri
«Le président français Emmanuel Macron rendra visite à son homologue américain à Washington à partir du lundi 23 avril et les pourparlers pourraient avoir un impact significatif sur les politiques futures envers la République islamique d'Iran, non seulement pour la France et les États-Unis, mais aussi pour le reste de l'Europe et une grande partie du monde…
Alors que la contestation à l'intérieur de l'Iran ne cesse de s'amplifier, il est essentiel que les puissances occidentales définissent des politiques en partant du principe qu'ils sont objectivement en mesure d'aider le peuple iranien dans sa quête de la démocratie. Et alors que Messieurs Trump et Macron évaluent les perspectives de nouvelles sanctions et d'autres actions collectives, ils devraient prendre en compte le fait que le peuple iranien prête une grande attention à ce que ces mesures aient le plus grand impact possible sur les mollahs et leurs comportements à l'intérieur de l'Iran. »

Iran : des millions de dollars détournés du fonds d’investissement des enseignants
Agence de presse officielle Tasnim, 23 janvier 2018
Le porte-parole de l’appareil judiciaire du régime, Mohseni Ejei, a déclaré : " Des milliers de milliards de tomans ont été mis à la disposition de certaines personnes sans qu’aucune garantie ne soit demandée". Puis il a ajouté : " J’ai vu de nombreuses affaires de ce genre, mais jamais avec autant de violations que celles liées au fonds d’investissement des enseignants et de la banque Sarmayeh".
Créé en 1995, le fonds d’investissement des enseignants visait à promouvoir les ressources financières et à améliorer les conditions de vie des retraités du ministère de l’Éducation. 
Cela fait seulement deux ans que les détails de la corruption et du détournement du fonds ont été révélés. 

Iran : la vie d’une détenue grièvement torturée est en danger                 
1000-women.com, 23 avril 2018
La vie de la prisonnière d'opinion Shokoufeh Yadollahi, une femme yarsan qui a été violemment frappée à la tête lors de son arrestation et de sa détention, est en danger. Elle a besoin de soins urgents mais s'est vue refuser des soins médicaux.
Mme Yadollahi a été brutalisée et arrêtée le 20 février 2018, lors de la répression des forces de sécurité contre la manifestation des derviches de Gonabadi (Yarsan) à Téhéran. 
Elle a été frappée à la tête par des bâtons et gravement blessée du côté gauche de la tête, avec une fracture du crâne au front. Malgré des saignements de bouche et de nez et des côtes cassées, Shokoufeh Yadollahi a été emmenée au centre de détention de Shapour, puis transférée avec neuf autres femmes à la prison de Qarchak. 

Le sort préoccupant de deux femmes arrêtées à Ahvaz
iran-hrm.com, 24 avril 2018
Aucun rapport n'est disponible sur le statut et le lieu de détention de deux femmes arabes Ahvazi qui ont été arrêtées pendant les manifestations contre la discrimination ethnique et les insultes de fonctionnaires contre la communauté arabe du pays.
Ezzat Ka'abi et Nadia Mohammadi Pour, toutes deux d'Ahvaz, ont été arrêtées il y a 20 jours et emmenées dans un lieu inconnu.
Les familles des femmes ont fait des efforts pour les localiser en visitant divers bureaux du gouvernement, mais les autorités ont refusé de révéler leur sort ou leur lieu de détention.

Iran - 19 exécutions en une semaine
HRANA/ CNRI/CSDHI, 24 avril 2018
Le régime des mollahs a envoyé 19 prisonniers à la potence en l’espace d’une semaine dans les prisons de plusieurs villes en Iran.
Huit détenus ont été pendus collectivement dans la prison de Gohardasht à Karaj le 18 avril.
Le 23 avril, neuf prisonniers ont été envoyés à la potence, cinq d'entre eux ont été pendus collectivement à Oroumieh, trois à Keramanchah et un prisonnier à Ilam.
Incapable de faire face aux crises qui le cernent de toutes parts, en particulier aux manifestations croissantes de la population excédée par les injustices et la répression, la tyrannie religieuse a augmenté le nombre d'exécutions dans différentes villes pour intensifier le climat de terreur.
Pendant ce temps, un prisonnier de 50 ans, Mohsen Parvas, s'est suicidé le 21 avril pour protester contre les pressions insoutenables auxquelles il était soumis. Dans un autre cas, un prisonnier de 31 ans, Nasir Zoraghi, est décédé le 22 avril à la prison centrale de Zahedan à la suite d'un accident vasculaire cérébral et le refus de soins de la part des autorités.

La Résistance iranienne appelle la jeunesse iranienne à protester contre la peine de mort et les conditions inadmissibles dans les prisons et à soutenir les familles des exécutés. Elle appelle également les organisations internationales de défense des droits de l'homme à condamner les exécutions en Iran et à conditionner les relations avec le régime des mollahs à l'amélioration de la situation des droits de l'homme en Iran, en particulier l’abolition de la peine de mort.

Golrokh Iraee met fin à 82 jours de grève de la faim en prison
AFIF, 24 avril 2018
La prisonnière politique Glorokh Ebrahimi Iraee a cessé sa grève de la faim après 82 jours. Dans une vidéo postée sur youtube, https://youtu.be/l7G5pBp0ySw, elle a remercié toutes les personnes qui se tenaient à ses côtés pendant ce temps.
Golrokh Iraee était en grève de la faim depuis le 3 février 2018 pour contester son transfert illégal, le 24 janvier, de la prison d'Evin à celle de Qarchak, en violation du principe de séparation des prisonniers de différentes catégories. Elle réclamait son retour au quartier des femmes de la prison d'Evin. 
Glorokh refusait des injections de sérum et de mettre un terme à sa grève de la faim. Au 63ème jour de sa grève, elle est tombée dans le coma. Le procureur adjoint d'Evin a déclaré qu'il ne permettrait pas à Golrokh Iraee de retourner à Evin, même si elle mourrait.
C’est à la demande de sa famille, de 28 organisations de droits de l'Homme et d’un millier de militants civils et politiques et que Golrokh a finalement accepté d’arrêter sa grève, suite à laquelle, elle a perdu 24k.
Plusieurs centaines de militants de la société civile, des familles de prisonniers politiques,… l’avaient invité dans une lettre à cesser sa grève le plus tôt possible, avertissant que de tels actes de protestation sont utiles dans les pays démocratiques, pas en République islamique d'Iran, qui ne prend même pas la peine de donner des explications sur le suicide des prisonniers.
Golrokh Iraee a été condamnée à six ans de prison pour avoir écrit une fiction sur la lapidation, qui n'a jamais été publiée.

Classement RSF 2018 
rsf.org/AFP, 24 et 25 avril 2018
Reporters sans frontières dévoile son index 2018 https://rsf.org/en/rankingindex, une carte du monde qui devient de plus en plus sombre et où figurent en noir des régimes autoritaires. 21 pays sont désormais placés en situation "très grave", un niveau record… En Iran (165ème sur 180 pays), les journalistes-citoyens ont de plus en plus de mal à échapper à la censure. Le régime craint la transmission et la diffusion d’informations libres et indépendantes, qu’elle considère comme des tentatives inadmissibles de “subversion”. Avec la mainmise du régime sur les médias traditionnels, les journalistes-citoyens, actifs sur les réseaux sociaux, sont au cœur du combat pour une information libre et un changement politique dans le pays. Mais tenter de mettre en échec la volonté du régime de maintenir un blackout sur l’information n’est pas sans risque. L’Iran reste l’une des plus grandes prisons du monde pour les journalistes et les journalistes-citoyens. Actuellement une vingtaine d’entre eux sont emprisonnés.

Les femmes représentent 60 % des analphabètes 
women.ncr-iran.org, 28 avril 2018 
Ali Bagherzadeh, chef de l'Organisation du Mouvement pour l'alphabétisation a, d'une réunion au studio Alephba du ministère de l'Éducation, admis que 60 % des analphabètes en Iran étaient des femmes.
Il a également avoué que le critère d'alphabétisation en Iran est la seule capacité de lire, d'écrire et de compter, alors que dans d'autres pays, ce critère a été amélioré pour inclure beaucoup plus. Pourtant, il a prétendu sans vergogne que la croissance de l'alphabétisation en Iran avait été 2,85 fois supérieure à la moyenne mondiale !

Iran - Suicides des femmes et adolescentes 
women.ncr-iran.org, 26 avril 2018 
Trois Iraniennes auraient perdu la vie après s'être suicidées.
Hiroo Sadeghi, 40 ans, mère de deux enfants, s'est jetée du 13e étage d'un immeuble à Tabriz, le 24 avril.
Zohreh Kermani Khorshaneh, 17 ans, s'est pendue le 22 avril à Torbat-e Heydarieh (nord-est), craignant la punition de son père. 
Simultanément, il a été rapporté qu'une autre jeune femme, Hasti Mamshali, 14 ans, avait mis fin à sa vie à Minoudacht (nord), le 24 mars. Aucune raison n'a été rapportée pour le décès de cette huitième année.
La pression et les restrictions croissantes sur les femmes et les filles en Iran et les nombreux obstacles auxquels elles sont confrontées dans la vie quotidienne, l'éducation et l'emploi ont conduit à une dépression généralisée, au désespoir et à un taux élevé de suicide chez les Iraniennes. L'Iran a un record du plus haut taux de suicide chez les femmes au Moyen-Orient.

Le syndicaliste emprisonné entame une grève de la faim
Amnesty International, 26 avril 2018
Le syndicaliste iranien Esmail Abdi a entamé une grève de la faim à partir de 24 avril, pour protester contre le traitement infligé aux enseignants et aux travailleurs en Iran, ainsi que le rejet de ses demandes de congé de prison.

Ahmadreza Djalali victime du mauvais traitement en prison
Amnesty International, 26 avril 2018
L’image du détenu Ahmadreza Djalali après deux ans d'emprisonnement injuste, la torture en isolement cellulaire, le manque de soins médicaux adéquats et la vie avec le cauchemar de la peine de mort.

L'Iran se dirige rapidement vers la sécheresse et la pénurie d'eau
150 villages du centre de l'Iran sans eau
ncr-iran.org/Iran Manif, 27 avril 2018
Le directeur exécutif de la compagnie des eaux et du traitement des eaux usées de la province de Yazd au centre de l'Iran vient d'annoncer que 350 villages ont de graves problèmes d'eau. Quelque 150 de ces bourgs, situés dans une région montagneuse difficile d'accès, n'ont plus d'eau.
Son homologue à Chouch dans la province du Khouzistan, a expliqué que le débit de la rivière Karkheh a causé la coupure d'eau potable de 43 villages de son secteur.
La sécheresse et la pénurie d'eau touchent l'ensemble de l'Iran. Cette catastrophe écologique est due au détournement abusif des cours d'eau par les Gardiens de la révolution qui ont construit des barrages n'importe où, n'importe comment dans le seul but de s'enrichir.
La pénurie d'eau en Iran étant déjà à un stade critique, il est fort probable que la crise s'aggravera dans de nombreuses régions du pays à mesure que l'été se rapproche, à tel point que les représentants du gouvernement de Rohani ne se contentent plus de parler de pénurie d'eau et mettent explicitement en garde contre une restriction hydrique auquel le pays va être confronté.
La sécheresse provoque de nombreuses tempêtes de poussières qui, mêlées à la pollution industrielle, entrainent à leur tour de graves problèmes respiratoires pour les Iraniens. Aucune mesure législative n’existe pour freiner la pollution en Iran et encore moins pour stopper la sécheresse et réapprovisionner les nappes souterraines. Des millions d'agriculteurs sont touchés et l'exode rural grossit les bidonvilles des grandes métropoles en Iran.

Poursuite des grèves et manifestations dans plusieurs villes d’Iran
ncr-iran.org, 28 avril 2018
Des milliers d’habitant de Kazeroune (sud) ont marché le 27 avril de la place principale jusqu'à l’esplanade de la prière du vendredi en scandant des slogans hostiles, réclamant la démission du gouverneur.
Pendant la nuit du mardi 24 avril, les habitants de Marivan dans la province du Kurdistan ont affronté les Gardiens de la révolution. L’affrontement a eu lieu lorsqu’un colonel des Pasdaran, Kaveh Kohneh-Poushi, a tué un habitant d’un village de Marivan.
Les commerçants de Baneh continuent leur grève.

Entrée des stades sportifs interdite aux femmes
Iran Youth/ women.ncr-iran.org, 29 avril 2018
L'Iran est le seul pays au monde qui interdit aux femmes d'entrer dans les stades sportifs. 
Deux jeunes femmes ont été arrêtées à Ispahan le vendredi 27 avril 2018 pour avoir tenté d'entrer dans le stade Naghsh-e Jahan pour assister au match entre leurs équipes de football préférées.
Le même jour, trois jeunes femmes ont été identifiées et arrêtées par les forces de sécurité à l'extérieur du stade Azadi de Téhéran pour avoir tenté d'entrer pour regarder le match de football. 
Cependant, cinq jeunes femmes qui ont réussi à se faufiler et à regarder le match dans le stade, ont publié leur photo sur les médias sociaux.

Iran : Les femmes réclament, un emploi permanent
women.ncr-iran.org, 30 avril 2018
A Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran, un groupe de femmes qui ont travaillé sous des contrats temporaires pour la municipalité, a organisé un piquet de grève à l'extérieur du bâtiment. Elles n'ont pas reçu de prestations depuis des années et demandent à devenir officiellement employées de la municipalité.

Iran - De nouveaux éléments prouvent que de nombreux sites de fosses communes sont délibérément profanés et détruits
Amnesty International, 30 avril 2018
*Des travaux de terrassement, la construction de routes, des décharges publiques et de nouvelles concessions funéraires sont utilisés pour altérer et détruire des fosses communes
*Les autorités iraniennes suppriment délibérément des éléments de preuve médicolégaux cruciaux, ce qui pourrait faire obstacle aux droits à la vérité, à la justice et à des réparations
*Au moins 4 000 à 5 000 personnes ont été secrètement ensevelies dans des fosses communes à la suite du massacre de 1988 

Selon le rapport Criminal cover-up : Iran destroying mass graves of victims of 1988 killings publié le 30 avril par Amnesty International et Justice for Iran, 
«De nouveaux éléments de preuve incluant des analyses d'images satellites, de photos et de vidéos montrent que les autorités iraniennes détruisent délibérément des sites présumés ou avérés de fosses communes liées au massacre de 1988, au cours duquel des milliers de prisonniers incarcérés pour des motifs politiques ont été soumis à une disparition forcée et exécutés de façon extrajudiciaire, …
À partir de la fin de l'année 1988, les autorités ont indiqué verbalement aux familles de victimes que leurs proches avait été tués, sans fournir d'information sur les circonstances de leur mort. Les corps n'ont pas été rendus aux familles et les autorités n'ont pas révélé où se trouvaient la plupart des sites d'inhumation.»



02 avril 2018

AFIF INFOS
Mars 2018
ASSOCIATIONDES DES FEMMES IRANIENNES EN FRANCE
afifem2001@yahoo.fr

Mars 2018
11 exécutions

Plus de 20 millions de personnes peuvent être déplacées en raison de l'assèchement des zones humides
Agence de presse officielle Mehr, 1er mars 2018
Le gouverneur de la province de l'Azerbaïdjan occidental a déclaré que l'assèchement du lac Oroumieh (nord-ouest) et des zones humides et l'extension de ce processus entraînerait le déplacement et la migration de 20 millions de personnes. " La question de l'assèchement des zones humides et des lacs comme le lac Oroumieh est l'un des problèmes les plus importants, car si cette tendance se poursuit, 20 millions de personnes seront déplacées", a déclaré Mohammad Mehdi Shahriari.  Il a mis l'accent sur le rôle de l'Organisation du Jihad agricole face aux menaces, en particulier l'utilisation de pesticides et les usines de fabrication d'aliments et de produits pharmaceutiques.
Certains spécialistes de l’environnement préviennent l’assèchement de 90% des zones humides en Iran.

50 étudiants protestataires détenus seraient jugés, selon le député de Téhéran Site Web officiel jamaran.ir, 2 mars 2018
Mahmoud Sadeghi, le député de Téhéran, a réagi aux poursuites judiciaires intentées contre un certain nombre d'étudiants détenus à la suite des protestations de décembre –janvier en Iran et a déclaré : 
"J'ai entendu dire que des poursuites ont été intentées contre une cinquantaine d'étudiants détenus. Ils font face à des accusations telles que la diffusion de propagande contre le gouvernement et l’agissement contre la sécurité nationale". "L'audience pour un certain nombre d'étudiants, y compris Leila Hosseinzadeh, s'est tenue mercredi et les procès des autres étudiants détenus auront lieu dans les semaines à venir", a ajouté le député de Téhéran.

Deux détenus exécutés à l’ouest de l’Iran
iran-hrm.com, 3 mars 2018
Après avoir passé 10 ans dans le couloir de la mort, un jeune homme identifié comme Hamid Imani a été exécuté le 1er mars dans la prison centrale de Hamedan, dans l'ouest de l'Iran.
Un autre détenu, Ehsan Yaghoubi, a été pendu le 2 mars à la prison centrale d'Ilam (ouest). Les deux ont été reconnus coupables de meurtre.
Selon Amnesty International, l'Iran a le plus haut taux d'exécution par habitant dans le monde.

Les parlementaires français demandent à Jean-Yves Le Drian d’appeler l’Iran au respect des droits humains
Iran Focus, 4 mars 2018
A l’occasion du voyage du Ministre de l’Europe et des Affaires français en Iran, le Comité Parlementaire pour un Iran Démocratique (CPID), composé de députés de différentes sensibilités politiques, appelle à mettre la pression sur le régime iranien pour le respect des droits de l’Homme.

L'enquêteur de l'ONU dénonce la répression de l'Iran
Reuters, 5 mars 2018
L'Iran a arrêté des militants et des opposants politiques dans le cadre d'une répression de la liberté d'expression alors que le recours à la torture se poursuit malgré les promesses de réforme, selon un rapport des Nations Unies ce lundi.
Le rapport a été compilé par Asma Jahangir, une avocate pakistanaise, rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits de l'Homme en Iran, décédée subitement le mois dernier.
Plus de 20 personnes ont été tuées et 450 personnes arrêtées lors de manifestations de rue à l'échelle nationale en décembre contre les difficultés économiques et la corruption - la plus importante en Iran depuis les troubles post-électoraux de 2009. Mme Jahangir a appelé les autorités à mener des enquêtes indépendantes sur la répression et les décès en détention de certaines des personnes arrêtées et a demandé des comptes aux auteurs de ces actes.
La Rapporteuse a écrit qu'elle avait vu " une image inquiétante de la situation des droits de l'Homme " en Iran depuis son précédent rapport en août. "Malgré les assurances du gouvernement, les améliorations ne se produisent pas ou sont mises en œuvre très lentement et au coup par coup."
Les femmes, les minorités religieuses et ethniques font l'objet de discrimination...

La société civile appelle l’ONU à lancer une enquête sur le massacre de 1988 en Iran pour mettre fin à l'impunité
Déclarations de 5 ONG*, 37ème session du Conseil des droits de l’Homme, 26 février-23 mars 2018 
A la suite du rapports de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits humains en Iran et celui du Secrétaire général des Nations Unies à l'Assemblée générale mettant en lumière le massacre de 1988 des prisonniers politiques en République islamique d'Iran, une audition de la société civile s’est déroulé à Genève le 1er février 2018 afin de parler des mesures nécessaires pour mettre fin à l'impunité dont jouissent les auteurs de ces actes. Dans son rapport, la Rapporteuse spéciale Asma Jahangir a déclaré que « les familles des victimes ont le droit d’intenter une action en justice, ce qui englobe notamment le droit à des investigations efficaces pour établir les faits et à la divulgation de la vérité, et le droit à réparation ». 
*France Liberté-Fondation Danielle Mitterrand, (MRAP), Women’s Human Rights International Association (WHRIA), Nonviolent Radical Party, Transnational and Transparty et International Educational Development (IED).

Trop de morts dans les prisons iraniennes
Tribune de Genève, 6 mars 2018  Par Gh-H Vakilzadeh
«Les manifestants arrêtés au début de l’année dans la révolte qui a embrasé l’Iran contre le désastre économique et la dictature religieuse n’en finissent pas de mourir dans les geôles iraniennes. Officiellement, ce sont des "suicidés". La dernière victime est Fahimeh Moradi, blessée par la police lors de l’attaque contre les derviches à Téhéran le 19 février, qui a été enlevée sur son lit d’hôpital puis incarcérée. Elle vient de mourir sous la torture. Malgré les menaces, sa famille tient une cérémonie funèbre. Juste avant, c’était Ghobad Azami, un jeune manifestant kurde de la ville de Javanroud, dont la famille a été informée le 2 mars qu’"il s’est suicidé en s’empoisonnant". Avec ce dernier meurtre, le nombre de manifestants tués sous la torture depuis le 1er janvier s’élève à seize ».
Les appels pour la libération des prisonniers se font de plus en plus pressants
« Des groupes d’universitaires, d’artistes, d’intellectuels et de militants de la société civile ont appelé à une solidarité internationale. Des ONG, dont France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, MRAP et des personnalités comme l’ancien ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi ou le coordinateur de la campagne pour un changement en Iran, l’Écossais Struan Stevenson…, lancent un appel depuis Genève en espérant que l’ONU l’entendra ».
Une militante kurde jugée à Saqez 
kurdpa.net, 7 mars 2018
Le mardi 6 mars, Najibeh Salehzadeh, militante kurde des droits civiques, a été jugée par la 1ère section du tribunal révolutionnaire de Saqez pour propagande contre le régime par le biais d'interviews avec des médias étrangers.
Présente au tribunal avec son mari, (le militant syndical Mahmoud Salehi), elle a déclaré "Si défendre mon mari est considérée comme propagande contre le gouvernement, je n'ai rien à dire ".

Une étudiante arrêté à Téhéran
hra-news.org, 6 mars 2018
Banafsheh Cheraghi, étudiante en sciences sociales à l'Université de Téhéran, a été arrêtée le 6 mars. Une source proche a précisé qu'elle avait été arrêtée à son domicile par les forces de sécurité et emmenée dans un lieu inconnu. Il n'y a toujours pas d'informations sur les charges retenues contre elle.  

Une étudiante de l'Université de Téhéran condamné à 6 ans de prison et interdite de quitter l'Iran
daneshjuonline.com, 7 mars 2017 
Leila Husseinnejad, étudiante en anthropologie à l'Université de Téhéran, a été condamnée à 6 ans de prison et s'est vu interdite de quitter le pays. Elle a été arrêtée lors des récentes manifestations de protestation de décembre/janvier et a été emmenée dans un lieu inconnu. Sa famille n'avait aucune information sur ses allées et venues jusqu'à ce qu'elle soit finalement informée qu'elle se trouvait à la prison d'Evin.  Leila a été libérée sous caution après deux semaines de prison, mais a été à nouveau détenue par des agents des services de renseignements pour rassemblement et conspiration contre la sécurité d’Etat la propagande contre le gouvernement.  Lors de son dernier procès, elle a été condamnée à 6 ans de prison et à 2 ans d'interdiction de quitter le pays.

Le procureur de Téhéran affirme que des véhicules transportant des femmes sans hijab seraient saisis
Site web officiel asriran.com, 7 mars 2018 asriran.com
Le procureur de Téhéran, Jafari Dolatabadi, a critiqué la politisation de la question du hijab en disant que le bureau du procureur de Téhéran avait donné un ordre écrit de saisir toutes les voitures avec des chauffeurs ne suivant pas le port du voile. "Selon les rapports de police, au cours des deux derniers mois, 3 120 automobiles ont été saisies en raison de non-respect du hijab, de harcèlement des femmes, de pollution sonore et d'autres infractions de ce type", a-t-il ajouté. 

Conférence sur le soulèvement de 2017-2018 en Iran lors de la 37ème session du Conseil des droits de l'Homme 
The Media Express, 7 mars 2018
Lors de cette conférence, plusieurs intervenants, dont Struan
Stevenson, ancien membre du Parlement, Guilio Terzi, ancien ministre italien des Affaires étrangères, Gerry Horkan, membre du Sénat irlandais, Taher Boumedra, ancien chef de UNAMI, Parviz Khazai, ancien ambassadeur, et représentant du CNRI en Scandinavie et Simin Nouri, présidente de l'AFIF ont appelé à une action internationale concernant le régime iranien, ainsi que le renouvellement par l'ONU du mandat d'un Rapporteur spécial pour les droits de l'Homme en Iran.

La manifestation de la Journée de la femme dégénère en violence en Iran
HRANA/Radio Zamaneh, 8 mars 2018
Les rapports en provenance de l'Iran indiquent qu'un certain nombre de personnes qui se sont réunies à l’extérieur du ministère du Travail sur l'avenue Azadi à Téhéran, lors d’une manifestation prévue à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, ont été arrêtées.
Dans une sévère atmosphère de sécurité, les personnes présentes n’ont pas été autorisées à manifester même pour quelques minutes. Il y avait une large présence des forces de sécurité, y compris des fourgons de police pour procéder à des arrestations, des motocyclettes de police bruyantes et des agents en civil, qui filmaient les manifestants.
Les personnes arrêtées sont : Banafsheh Jamali, Zohreh Asadpour, Mehrdad Fallahi, Parastoo Elhiyari, Azadeh Behkish, Azar Gilani, Peyman Cherazi, Ali Salem, Bahar Aslani, Soudabeh Rakhsh, Aina Ghotbi Yaghoubi, Moloud Hajizadeh et Safra Karimoddin.
Le nombre de détenus était de 84, dont 59 femmes. Les rapports indiquent également que des policières et des agents en civil ont frappé les manifestants. Des témoins oculaires ont déclaré que les détenus avaient été emmenés aux postes de police de Gisha et de Vozara ainsi qu'au commissariat de sécurité 137 de Nasr.

Iran : Ali Khamenei oppose « chasteté » des musulmanes et « nudité » occidentale
La Parisienne avec AFP, 8 mars 2018 
Le guide suprême iranien s’est aussi exprimé sur le mouvement #MeToo à l’occasion de la Journée de la femme iranienne.
Alors qu’en Iran les cas de femmes ôtant délibérément leur voile en public se multiplient, le guide suprême du pays, Ali Khamenei, a opposé jeudi la «chasteté» de la femme musulmane à la «nudité» caractéristique, selon lui, des Occidentales.
«La femme occidentale se caractérise par la séduction des hommes et la nudité», a déclaré Ali Khamenei, dans un discours prononcé à l’occasion de la Journée de la Femme en Iran, selon des extraits de son allocution diffusés sur ses comptes Twitter et Telegram.
À l’inverse, estime Ali Khamenei, «la femme musulmane est celle qui fait preuve de foi et de chasteté. Elle est responsable de ce qu’il y a de plus important : l’éducation d’êtres humains». «Elle est influente dans la société, elle dirige le foyer et est une source de sérénité pour l’homme», a poursuivi le numéro un de la République islamique.
Une journée de la Femme propre à l’Iran
L’Iran ne célèbre pas la Journée internationale des Femmes marquée chaque année par l’ONU le 8 mars. Le pays tient sa propre Journée de la Femme, le jour de la naissance de Fatima, fille de Mahomet, fête religieuse qui tombe cette année le 9 mars…
 «Avec le hijab (voile islamique, NDLR), l’islam a fermé la voie qui entraînerait la femme sur un chemin déviant», a dit Ali Khamenei, pour qui «le voile islamique est un moyen d’immuniser les femmes, et non de les entraver».
«Tout ce que les Occidentaux disent sur l’égalité des genres est du vent».
Alors que quelques dizaines de femmes ont remis en cause ouvertement à Téhéran depuis fin décembre l’obligation qui leur est faite de se voiler en public, Ali Khamenei a déclaré qu’apparaître tête nue dans la rue pour une femme était «haram» (interdit par la religion) et a fermé la porte à toute évolution juridique sur le sujet.

Condamnée à deux ans de prison pour avoir protesté contre le voile obligatoire
Site web officiel mashreghnews.ir, 8 mars 2018
Le procureur de Téhéran a annoncé qu'une femme qui avait enlevé son écharpe dans la rue Enghelab a été condamnée à 24 mois de prison. "En enlevant le voile symbolique dans la rue, ces femmes cherchent délibérément à convaincre les gens que le hijab n'est pas accepté dans la société par les femmes", a déclaré Jafari Dolat Abadi ...
"Ceux qui enfreignent les normes sur la question du hijab doivent être sérieusement traités", a-t-il ajouté.
La journée internationale des droits de la femme est marquée en Iran par un durcissement des autorités, qui ont condamné à deux ans de prison une femme qui avait enlevé son foulard dans le centre de Téhéran pour protester contre l’obligation de porter le voile islamique (RFI, 8 mars 2018 https://goo.gl/UQDjWG).

Des femmes Derviches en mauvais état à la prison de Qarchak
Majzubian Noor, majzooban.org 8 mars 2018 
Plus de 70 femmes derviches ont été arrêtées lors des manifestations de Golestane Haftom par les forces de sécurité. 
Onze de ces femmes sont actuellement détenues à la prison de Qarchak dont Dr Nazila Nouri, Shokoufeh Yadollahi, Sepideh Moradi, Sima Entesari, Shima Entesari, Shahnaz Kiani, Maryam Farsani, Elham Ahmadi, Avisha Jalaluddin, Masoumeh Barakouhi et Sedighe Safavakht. 
Les conditions dans lesquelles elles sont gardées sont extrêmement mauvaises. Le manque de ventilation adéquate et les conditions d'hygiène horribles avec l'odeur des déchets et des eaux usées et les gaz qui en résultent ont rendu la situation insupportable pour les prisonnières. Le chef de section a fermé toutes les fenêtres ces derniers jours, ce qui a conduit à la détérioration de la santé de Shima Entesari qui souffre d'asthme. Elle a été emmenée à la clinique médicale de la prison après avoir subi une crise d'asthme.
On s'inquiète également de l'état des autres femmes derviches détenus car elles souffrent de blessures subies lorsqu'elles ont été battues par les forces de sécurité avant et après leur arrestation. 

15 000 veuves ont moins de 15 ans en Iran
Agence de presse officielle ISNA, 8 mars 2018
Shahrbanou Amani, membre du Conseil municipal de Téhéran, lors d’un discours sur des questions relatives aux femmes a déclaré : « Nous avons étendu notre confiance, et le résultat de cette confiance a été que nous avons été forcées de rester à la maison. Dans de nombreux villages, dans le passé, les cartes d'identité des femmes se trouvaient dans les poches des hommes et elles savaient pour qui voter...
« Aujourd'hui, nous retournons aux règles que nous avions dans le passé et nous avons des lois incluant le fait que les femmes sont autorisées à quitter le pays et à obtenir leurs passeports seulement avec le consentement de leur mari ; il y a des soucis de garde d’enfants pour les femmes, et puis il y a le mariage des parrains avec leurs filleules », a-t-elle ajouté. 
Elle a également indiqué qu'il y avait 15 000 veuves de moins de 15 ans dans le pays.

Le ministère du Travail affirme que 80 femmes ont été détenues lors de la manifestation de la Journée internationale de la Femme
Site web officiel shahrdaronline.com, 9 mars 2018
"Hier, 80 militantes des droits des femmes ont été arrêtées lors d'un rassemblement pour la Journée internationale de la Femme devant le ministère du Travail et il n'y a toujours pas de nouvelles sur leur libération", a écrit Ali Rabiei, ministre du Travail sur Instagram.
"Nous avons beaucoup de choses à faire pour les femmes. La sécurité de l'emploi des travailleuses, la prévention des abus envers les femmes, les bas salaires, la main-d'œuvre abondante et les opportunités de travail inégales sont quelques-unes des préoccupations des femmes qui appellent une attention particulière et une politique cohérente des 2 880 000 travailleuses. Des milliers sont engagées dans un travail purement masculin, et je m'inquiète pour leur avenir et leur vie. Nous devons être en accord avec leur vie et leur travail", a ajouté le ministère. 

La colère continue de gronder en Iran
TV5Monde/IranManif, 9 mars 2018
La grogne sociale ne s'apaise pas en Iran, sur fond de chute de la monnaie nationale, deux mois après la vague de contestation contre la situation économique et le pouvoir dans des dizaines de villes du pays.
Depuis une quinzaine de jours, la presse iranienne fait état de grèves à répétitions de centaines d'ouvriers à Ahvaz (sud-ouest) et Arak (ouest)...
"La communauté ouvrière est totalement désemparée", met en garde Ali Aslani, membre des Conseils islamiques du travail, sorte de syndicat officiel, cité par ILNA, agence de presse proche des milieux syndicaux officiels.
Alors que le président Hassan Rohani multiplie les déclarations rassurantes sur l'état de l'économie, la dépréciation du rial iranien, qui a perdu environ un quart de sa valeur face au dollar en six mois, alimente l'inflation... et l'inquiétude de la population.
Le chômage reste très élevé. Son taux est de 11,9%, selon les derniers chiffres officiels, et atteint 28,4% pour les jeunes 15 à 24 ans.

Le père de jumeaux pendu à la prison de Khoy
hengaw.net, 11 mars 2018
Un homme a été pendu à la prison centrale de Khoy (nord-ouest), à l'aube du samedi 10 mars. Il a été identifié étant Javad Gol Niat et père de fillettes jumelles de 8 ans. L'homme a été arrêté pour viol en 2014 et a ensuite été condamné à mort par la justice iranienne. 

Flagellation publique dans le sud de l'Iran
Agence de presse officielle Rokna, 10 mars 2018
Un homme a été fouetté publiquement devant un hôpital de Sirjan, dans la province de Kerman (sud). 
Agé de 37 ans, il avait été condamné à un an de prison et à 74 coups de fouet pour avoir participé à un combat de groupe.

Examen du cas de l’Iran par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies : la communauté internationale face à ses responsabilités
RSF, 12 mars 2018
« Les violations flagrantes de la liberté de la presse et des droits humains en République islamique d’Iran seront examinées par le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies cette semaine. Reporters sans frontières (RSF) l’appelle à maintenir le régime sous surveillance internationale. Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU débattra le 12 mars des recommandations de sa Rapporteuse spéciale sur la situation des droits humains sur l’Iran.
Dans son dernier rapport sur la table du Conseil , l’avocate pakistanaise Asma Jahangir, récemment décédée, dressait un constat particulièrement lucide et alarmant sur la politique et les pratiques du régime concernant la liberté de la presse et les droits humains. Sa conclusion : le renouvellement du mandat qu’elle assumait s’avère aussi justifié que nécessaire. 
Malheureusement, la Rapporteuse spéciale ne sera pas présente pour présenter son analyse aux quarante-sept Etats membres du Conseil et résister aux assauts du régime. L’Iran a donné le ton en envoyant à Genève son ministre de la justice, Seyyed Alizera Avayi, l’une des principales figures de la répression politique, à ce titre inscrit sur la liste des 29 responsables du régime sanctionnés par l’Union européenne.
« RSF n’a aucun doute sur l’objectivité du Conseil des droits de l’Homme, un organe politique intergouvernemental, souligne Reza Moini, responsable du bureau Iran, mais la présence à Genève d’Avayi, l’un des pires bourreaux du régime, vaut la signature  que le régime revendique ses pratiques liberticides, humilie un peu plus les victimes de ses actes et se moque des Nations unies. »

Iran : Mettre fin à la persécution des familles en quête de vérité et de justice pour les détenus décédés en détention 
Déclaration publique conjointe, 13 mars 2018
Les autorités iraniennes doivent mettre fin à leur cruelle campagne de harcèlement et d'intimidation contre les familles des détenus qui sont morts en détention dans des circonstances suspectes, a déclaré aujourd'hui Amnesty International, le Centre pour les droits humains en Iran, Human Rights Watch et Justice pour l'Iran. Les organisations de défense des droits de l'Homme se sont déclarées préoccupées par le fait que les familles endeuillées font face à des représailles pour rechercher la vérité et la justice et ont renouvelé leur appel aux autorités pour qu'elles établissent une commission d'enquête indépendante et invitent les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires à se rendre sur place.

La fête du feu, une fête ancestrale devenue symbole de résistance en Iran
Iran Focus, 14 mars 2018
Les Iraniens célèbrent la fête du feu, une coutume ancestrale, à la veille de l’arrivée du printemps qui marque le Nouvel An perse. Mais cette année, la fête du feu a eu lieu sous haute tension en Iran et a donnée lieu mardi à de larges manifestations de joie mais aussi du rejet de la dictature des mollahs…

Deux hommes pendus en public dans le sud-ouest de l’Iran
rokna.net, 15 mars 2018
Accusés de meurtre, deux hommes ont été exécutés publiquement dans la ville de Gachsaran dans le sud-ouest de l’Iran.

Ottawa demande à l’Iran de permettre à une veuve de rentrer au Canada
Le Devoir, 9 mars 2018      https://goo.gl/M5BgnS
Iran Focus, 16 mars 2018   https://goo.gl/fwz7Ba
La ministre canadienne des Affaires étrangères est « indignée » que l’Iran ait interdit à la femme d’un professeur canado-iranien qui a perdu la vie dans des circonstances obscures dans une prison de Téhéran de rentrer chez elle.
Chrystia Freeland a exigé sur Twitter, mercredi soir, qu’on accorde à Maryam Mombeini la liberté de rentrer chez elle. Le mari de Mme Mombeini, le professeur de sociologie Kavous Seyed-Emami, est mort dans la tristement célèbre prison d’Evin, à Téhéran, en février.
Les autorités iraniennes affirment que l’homme de 63 ans s’est suicidé, ce dont doutent sa famille et d’autres observateurs…
Kavous Seyed-Emami enseignait à l’université Imam Sadeq, à Téhéran, et dirigeait une organisation environnementale. Il avait été arrêté le 24 janvier.
Le mois dernier, le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, a annoncé l’arrestation de plusieurs personnes non identifiées soupçonnées d’espionnage sous le couvert de différents projets scientifiques et environnementaux.
L’Iran prétend, sans fournir la moindre preuve, que M. Seyed-Emami a transmis des renseignements concernant des bases iraniennes à la CIA américaine et au Mossad israélien.

La jeunesse iranienne, un défi pour les mollahs
Huffington Post, 17 mars 2018     Par Hamid Enayat
« En prenant quelques distances avec les évènements qui ont ébranlé le pays en début d’année, le régime iranien semble incapable de revenir à une paix sociale et l’agitation se poursuit en Iran…
M. Rahmani-Fazli, ministre iranien de l’Intérieur : le “mécontentement” est à un tel point qu’ “une étincelle suffit pour embraser” la société…
Le régime iranien sera-t-il capable de survivre à la colère des jeunes qui constituent la majorité de la société iranienne ? Ce qui est sûr, pourtant, c’est qu’ils sont déterminés à continuer à réclamer le changement démocratique dans leur antique pays. »

Rapport annuel 2017-2018 
Commission Femmes du CNRI 
A télécharger en pdf   https://goo.gl/e1jxci
« Les femmes sont en effet la force du changement. Cela a été vivement vu en Iran tout au long de l'année dernière et bien sûr, la plus ostensiblement pendant le soulèvement en décembre- janvier. Bien que la situation en Iran soit extrêmement oppressante pour les femmes et qu’elles ont porté le poids de la répression durant les 39 dernières années, elles ne sont pas soumises aux attentes du régime des mollahs… »
www.women.ncr-iran.org @womenncri        NCRIWomen’s Committee


Iran : Un député iranien affirme que 80 % des iraniens vivent sous le seuil de pauvreté
CSDHI, 20 mars 2018
Shahab Naderi, le député de la région d'Uramanat au Majlis, a déclaré que les travaux de six années d'activités du ministère du Travail avait abouti à la conclusion suivante : 80 % de la population iranienne est en dessous du seuil de pauvreté.

Joyeux Norouz !
Bonne année 1397 à tous les Iraniens 

کمپین نوروزى عفو بین الملل در کانادا

En Iran la répression du régime est aussi dans le cyberespace 
Le Journal International, 21 mars 2018 Par Pierre-Alix Pajot
« Près de trois mois après le soulèvement populaire contre le pouvoir en place, qui s’était étendu à travers 142 villes et villages dans le pays, les contestations des iraniens n’ont pas disparus selon le journaliste en exil Rasoul Asghari et Afchine Alavi, membre de la commission des affaires étrangères du CNRI. Pris de court par une révolution spontanée qui s’est étendue à travers le pays grâce aux réseaux sociaux et à des applications -Telegram pour ne citer qu’elle -, le président Hassan Rohani et son gouvernement ont vite réagi pour éviter que le mouvement ne s’organise d’avantage et renverse le pouvoir iranien… »

Le Nouvel An d’une mère en deuil
IRAN HRM, 22 mars  2018
Pour une mère qui a perdu son fils, le commencement d'une nouvelle année peut être déchirant. C'était le 6ème Norouz que Gohar Eshghi passe sans son fils, Sattar Beheshti, le blogueur tué sous la torture par les autorités iraniennes.
Elles sont nombreuses des mères endeuillées qui passent ce Norouz sans leurs enfants tués, disparus ou emprisonnés par le régime des mollahs.
De nombreuses familles de prisonniers politiques, y compris la famille d'Atena Daemi, se sont rendues aux prisons et ont placé leurs Haft Sin à l’occasion de Norouz, à l'extérieur des prisons où leurs proches sont détenus.

La mère d'un prisonnier politique a passé le Nouvel An persan devant la prison de son fils
IHR, 24 mars 2018
Farangis Mazloumi, la mère du prisonnier politique Soheil Arabi, a organisé son nouvel an (Haft Sin) devant la prison du Grand Téhéran en déclarant qu'elle ne célébrera pas Norouz jusqu'à la libération de son fils. C'est le quatrième Norouz que Farangis Mazloumi n'a pas célébré depuis l'arrestation de son fils en 2013.
Soheil Arabi, père d'une jeune fille, a été arrêté par les pasdarans en 2013 pour avoir publié des photos du soulèvement de 2009, des caricatures du guide suprême, Ali Khamenei, et des articles sur le régime iranien. Torturé en isolement, il a entamé une grève de la faim le 24 janvier 2018, pour avoir protesté contre les coups qu’il a reçus et contre le transfert illégal de prisonniers politiques, Atena Daemi et Golrokh Iraee, de la prison d’Evin à la prison de Qarchak.
À la demande de sa mère et des mères de prisonniers politiques du mouvement en quête de démocratie et d'égalité, il a mis fin à sa grève de la faim après 55 jours avant le jour J de la nouvelle année perse.

Golrokh Iraee dans un état de santé très inquiétant après une grève de la faim de 50 jours 
CSDHI, 24 mars 2018 
Après 50 jours de grève de la faim, la prisonnière politique Golrokh Iraee est dans un état de santé alarmant au centre de détention Qarchak à Varamine, près de Téhéran. Elle a perdu 20 kilos et souffre de dysfonctionnement rénal et d’œdème des jambes.
Elle a entamé une grève de la faim depuis le 3 février 2018 pour protester contre son éloignement illégal le 24 janvier de la prison d'Evin vers Qarchak, en violation du principe de la séparation des prisonniers de différentes catégories.
Quatre experts de l'ONU, alarmés par les rapports sur des défenseures des droits de l'Homme battues en prison, ont publié une déclaration le 19 mars appelant à la libération immédiate des prisonniers politiques Atena Daemi et Golrokh Iraee. 
Ils ont déclaré : «Leurs cas illustrent un harcèlement, une intimidation et une incarcération continus
de ceux qui mènent des activités pacifiques et légitimes pour la défense des droits humains et des prisonniers d'opinion, souvent en utilisant des accusations liées à la sécurité nationale formulées de manière trop vagues, ou trop vastes ».

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU prolonge le mandat du Rapporteur sur l'Iran
AFIF, 24 mars 2018 
Le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies a adopté une résolution prolongeant le mandat de l'Iran. Adoptée avec quatre autres résolutions la Corée du Nord, la Syrie, le Soudan du Sud et le Myanmar lors d'une réunion à Genève vendredi, la résolution sur l'Iran a prolongé d'une période d'un an le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'Homme en Iran. Quelque 21 membres du Conseil ont voté en faveur de la résolution, tandis que 7 autres ont voté contre, avec 19 abstentions. 
Le Conseil appelle le gouvernement iranien à coopérer pleinement avec le Rapporteur spécial, à lui permettre de visiter le pays et à lui fournir toutes les informations nécessaires à l'accomplissement de son mandat.

Iran : Une femme de 21 ans envoyée à la potence
Site Web officiel tnews.ir, 26 mars 2018 
La peine de mort prononcée contre une jeune femme a été confirmée par la cour suprême. La prénommée Mojgan est accusée d'avoir assassiné son mari en juillet 2015, à l'âge de 21 ans.
Elle avait auparavant été acquittée des accusations de meurtre et a été condamnée à payer le prix du sang pour l'accusation d’homicide involontaire. La sentence n'a pas été confirmée par la cour suprême, qui l'a condamnée à mort.
AFIF : Au moins 82 femmes ont été exécutées en Iran sous la présidence d’Hassan Rouhani. 11 d'entre elles ont été pendues depuis janvier 2017. La dernière suppliciée, Mahboubeh Mofidi, 21 ans, a été exécutée le 30 janvier 2018 pour un crime qu'elle avait commis à l'âge de 17 ans.

Iran : Nouvelles sanctions de l'UE abordées par les ambassadeurs
Reuters/challenges.fr, 28 mars 2018
Les ambassadeurs de l'Union européenne ont discuté mercredi d'éventuelles nouvelles sanctions contre l'Iran. Selon un document obtenu mi-mars par Reuters, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont proposé à leurs partenaires européens de nouvelles sanctions contre l'Iran visant ses activités balistiques et son rôle en Syrie dans l'objectif de convaincre les Etats-Unis de préserver l'accord de 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique.

ACTION URGENTE
Iran : 11 femmes sous mauvais traitement en détention arbitraire
Amnesty International, 29 mars 2018 
« Au moins 11 femmes appartenant à la minorité soufie derviches Gonabadi ont été arbitrairement détenues dans des conditions inhumaines, sans accès à leurs avocats, depuis le 20 février, suite à la violente dispersion d'une manifestation organisée par derviches Gonabadi à Téhéran. Certaines ont urgemment besoin de soins médicaux pour les blessures subies lors des frappes au moment de leur arrestation. »

Collecte des ordures par des enfants à Téhéran ! 
peykeiran.com, 30 mars 2018
Mozafar Alvandi, un défenseur des droits de l'enfant a déclaré que le fossé entre la collecte et le recyclage des ordures à Téhéran est principalement comblé par les enfants âgés de 10 à 15 ans. Ils sont payés par la mairie de la capitale sous un système de distribution des cartes, et sur la base du zonage. Alvandi tire la sonnette d’alarme sur la santé de ces enfants pauvres qui pour gagner quelques sous passent 11 heures par jour dans les ordures.

Deux femmes parmi des Iraniens arabes arrêtés à Ahvaz
Comité des femmes du CNRI, 31 mars 2018 
Des milliers de femmes et d'hommes ont continué leurs manifestations dans la province de Khouzistan, le vendredi 30 mars 2018, contre le programme de télévision d'Etat offensant le groupe ethnique arabe résidant dans cette province riche en pétrole, située dans le sud-ouest de l'Iran.
Des manifestations pacifiques ont eu lieu dans diverses villes comme Mahshahr, Shadegan et Ahvaz.
Au lieu de s'excuser auprès du peuple arabe de l’Iran et de satisfaire leurs demandes, le régime clérical a envoyé des unités de la Force de sécurité de l'État et des unités anti-émeutes. Les forces de sécurité ont attaqué les protestataires pacifiques irano-arabes en utilisant des gaz lacrymogènes et des armes à feu. Des dizaines de personnes ont été blessés. Au moins 40 individus ont été arrêtés dans ces manifestations où les femmes ont activement participé en grand nombre. Au moins deux femmes Ayesheh et Khadijeh Neassi ont été identifiées parmi les personnes arrêtées.  

csdhi

Les Iraniennes en révolte